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- Vitalité, immunité, sérénité pour la rentrée de septembre!
La rentrée de septembre est une période particulière : après la légèreté estivale, les journées s’organisent à nouveau autour d’un rythme plus soutenu. Entre obligations professionnelles, scolaires et familiales, le corps et l’esprit doivent s’adapter à une nouvelle cadence. Ce mois de transition met souvent en évidence la fatigue accumulée, une baisse d’immunité et un stress latent. Pourtant, septembre peut devenir un moment clé pour installer des habitudes positives, renforcer ses défenses naturelles et cultiver la sérénité. La naturopathie offre de nombreux outils pour aborder cette rentrée avec énergie et équilibre. Septembre signe la fin de l'été 1. Retrouver sa vitalité : recharger les batteries après l’été Comprendre la fatigue de rentrée Même après les vacances, beaucoup ressentent une fatigue diffuse. Le retour aux horaires fixes, les journées qui raccourcissent, l’augmentation des contraintes sociales et professionnelles pèsent sur le système nerveux. Le corps doit aussi s’adapter à la diminution de la luminosité et à des températures plus fraîches, ce qui peut influencer la production de mélatonine et de sérotonine, deux hormones clés pour le sommeil et l’humeur. Le rôle de l’alimentation revitalisante La vitalité passe d’abord par l’assiette. En naturopathie, on recommande d’adopter une alimentation vivante et riche en nutriments essentiels : Miser sur les légumes de saison : courges, betteraves, carottes, poireaux, choux. Ils apportent fibres, minéraux et antioxydants nécessaires pour lutter contre le stress oxydatif. Ne pas oublier les fruits riches en vitamine C : raisin, pomme, poire, prune, figue. Ils aident à maintenir l’énergie tout en soutenant l’immunité. Introduire des sources de magnésium : amandes, noix, graines de courge, cacao cru. Le magnésium est un allié indispensable pour lutter contre la fatigue nerveuse et musculaire. Réduire les excitants (café, sucre, alcool) qui donnent un “faux boost” mais épuisent les glandes surrénales à long terme. Fruits et légumes de saison Soutiens naturels pour plus d’énergie La spiruline : micro-algue riche en protéines, fer et antioxydants. Elle aide à compenser les baisses de tonus et favorise la récupération. Le ginseng ou l’éleuthérocoque : plantes adaptogènes connues pour soutenir la résistance physique et mentale. Les cures de gelée royale : idéales à la rentrée, elles renforcent le système immunitaire tout en améliorant l’endurance. L’importance du sommeil réparateur Sans sommeil de qualité, impossible de retrouver sa vitalité. La naturopathie insiste sur l’hygiène du sommeil : dîner léger, riche en légumes cuits et pauvre en protéines animales lourdes ; limiter les écrans le soir, préférer la lecture ou une tisane calmante (tilleul, verveine, passiflore) ; instaurer un rituel de détente : respiration profonde, auto-massage des pieds ou sophrologie. Sommeil réparateur ! 2. Booster son immunité : préparer son corps aux saisons froides Pourquoi renforcer son immunité en septembre ? C’est souvent à la rentrée que le système immunitaire se fragilise. Les microbes circulent davantage dans les transports en commun, les écoles et les bureaux. Le stress et la fatigue affaiblissent les défenses naturelles, et l’organisme devient plus vulnérable. Anticiper dès septembre permet d’éviter les infections à répétition durant l’automne et l’hiver. L’assiette au service des défenses naturelles Les vitamines C et A : présentes dans les agrumes, le kiwi, les carottes et les patates douces, elles renforcent les barrières immunitaires. Le zinc : essentiel pour la production des globules blancs, il se trouve dans les huîtres, les légumineuses et les graines de courge. Les probiotiques : un microbiote intestinal équilibré est une clé de l’immunité. Consommez régulièrement des aliments fermentés (choucroute crue, kéfir, kombucha, miso). Les oméga-3 : présents dans les poissons gras (sardines, maquereaux) et les graines de lin, ils limitent l’inflammation et soutiennent les membranes cellulaires. Plantes et compléments utiles L’échinacée : plante phare pour stimuler les défenses et réduire la durée des infections ORL . Le sureau noir : ses baies sont riches en antioxydants et soutiennent la résistance aux virus hivernaux. La vitamine D : dès septembre, la baisse d’ensoleillement limite sa production cutanée. Une complémentation adaptée est souvent nécessaire. Le thym en infusion purifie les voies respiratoires et apportent une action antiseptique douce. Le romarin quant à lui, nettoie le foie Le romarin, la plante du foie Hygiène de vie et prévention L’immunité ne se construit pas seulement dans l’assiette. Elle dépend aussi du mode de vie : pratiquer une activité physique régulière, adaptée à ses capacités, qui stimule la circulation sanguine et lymphatique ; respirer en conscience, par exemple avec la cohérence cardiaque, pour réduire le stress et réguler le système immunitaire ; maintenir une bonne hydratation pour soutenir les émonctoires (foie, reins, peau). 3. Cultiver la sérénité : réduire le stress et accueillir le rythme de rentrée Septembre, un mois de pression émotionnelle Reprise des activités, échéances professionnelles, inscriptions scolaires, organisation familiale : la rentrée concentre un grand nombre de sources de stress. Ce stress chronique peut perturber la digestion, le sommeil, l’humeur, mais aussi affaiblir l’immunité. Gestion naturopathique du stress La respiration consciente : pratiquer trois fois par jour cinq minutes de cohérence cardiaque aide à réguler le système nerveux. La sophrologie et la méditation : elles permettent de créer un espace de calme intérieur et d’aborder les journées avec plus de recul. L’activité physique douce : marche, yoga, qi gong favorisent la libération d’endorphines, véritables hormones du bien-être. Les plantes de la sérénité La rhodiole : plante adaptogène qui améliore la gestion du stress et de la fatigue mentale. La passiflore et la mélisse : utiles en cas d’anxiété, elles favorisent un meilleur sommeil. La fleur de Bach “Rescue” : un soutien simple et efficace pour traverser les moments de tension. Créer des rituels de rentrée apaisants La sérénité se cultive aussi dans les petits gestes du quotidien : préparer son agenda de manière réaliste et garder des temps libres pour soi ; instaurer une routine du matin énergisante (respiration, étirements, boisson chaude non excitante) ; se déconnecter régulièrement des écrans pour retrouver un contact direct avec la nature, même par de petites balades. Gestion du stress, indispensable à la rentrée 4. Septembre, le moment idéal pour rééquilibrer son hygiène de vie La rentrée peut être vécue comme une contrainte ou comme une opportunité. C’est un moment charnière pour mettre en place de nouvelles habitudes : Entamer une détox douce après les excès estivaux : tisanes drainantes, diminution progressive du sucre et de l’alcool. Réorganiser son temps en privilégiant le sommeil et la récupération. Repenser son équilibre alimentaire : faire ses courses au marché, cuisiner plus de produits frais et réduire les plats transformés. S’offrir un accompagnement naturopathique pour personnaliser ces conseils selon ses besoins, son terrain et ses objectifs. Conclusion : septembre, un mois pour se recentrer Plutôt que de subir la fatigue, les virus ou le stress, septembre peut devenir un mois d’élan, une période pour prendre soin de soi et installer les bases d’un automne harmonieux. La naturopathie, par son approche globale, permet d’agir sur tous les plans : le corps, l’alimentation, l’énergie et l’émotionnel . En mettant l’accent sur la vitalité, l’immunité et la sérénité, vous offrez à votre organisme les meilleures chances d’entrer dans la nouvelle saison avec équilibre et confiance. La rentrée devient alors non plus un obstacle, mais une véritable opportunité de renouveau. Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies , Drôme, Visio Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie Prendre rendez-vous
- Alzheimer : et si on prenait le pouvoir sur notre mémoire par la prévention ?
Chaque année, le 21 septembre marque la Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer . Ce n'est pas seulement une date sur un calendrier, c’est un moment d’union, de réflexion, de sensibilisation – mais surtout d’humanité. Que l’on soit soignant, aidant, voisin ou ami, nous avons tous, à un moment ou un autre, croisé la route d’une personne atteinte par cette maladie. Un père qui ne reconnaît plus ses enfants, une grand-mère qui ne sait pas où elle se trouve, une amie qui ne retrouve plus son chemin… Ces histoires ne sont pas lointaines. Elles sont souvent les nôtres. Et si, aujourd’hui, nous décidions d’ouvrir le dialogue autrement ? Non pas uniquement pour parler de chiffres ou de diagnostics, mais pour donner du sens, de l’espoir , et surtout pour réfléchir ensemble à ce que nous pouvons mettre en place par des moyens naturels , pour prévenir, ralentir et mieux vivre avec Alzheimer. Comprendre Alzheimer : une maladie qui bouleverse l'identité Comprendre Alzheimer : une maladie qui bouleverse l'identité La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive, qui entraîne une détérioration des fonctions cognitives : mémoire, langage, raisonnement, orientation… Mais au-delà des fonctions, c’est souvent l’identité même de la personne qui semble s’effacer peu à peu. Et c’est sans doute ce qui rend cette maladie si douloureuse : elle touche la mémoire, le lien à soi, aux autres, aux souvenirs, au présent. Aujourd’hui, plus de 1,2 million de personnes vivent avec la maladie en France, et 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. D’ici 2050, ce chiffre pourrait plus que doubler si rien ne change selon la Fondation Alzheimer Mais voilà : tout n’est pas figé . Si la médecine n’a pas encore trouvé de traitement curatif, la recherche avance, et de nombreuses études confirment qu’il existe des leviers naturels pour prévenir ou ralentir son apparition . Les facteurs de risque : ce que l'on peut (encore) influencer Avant de parler prévention, il est essentiel de comprendre ce que l'on peut maîtriser. Les facteurs de risque d'Alzheimer sont multiples. Certains sont génétiques , d’autres métaboliques ou liés au mode de vie . Et c’est sur ces derniers que nous pouvons agir : L’alimentation L’exercice physique Le sommeil La gestion du stress L’isolement social Les maladies cardiovasculaires La pollution ou l’exposition à des métaux lourds Les traumatismes crâniens L’inflammation chronique Ces éléments peuvent paraître anodins, mais cumulés, ils influencent notre vitalité cérébrale sur le long terme. Les femmes, plus touchées que les hommes Prévenir Alzheimer : des solutions naturelles, accessibles à tous À travers mon expérience personnelle et d’accompagnement, et les nombreuses études scientifiques qui m’inspirent, je suis convaincue que la prévention naturelle a un rôle fondamental à jouer . Voici des clés concrètes et naturelles , accessibles, pour prendre soin de notre cerveau à tous les âges de la vie : 1. L'alimentation : nourrir le cerveau intelligemment Le cerveau est un organe très exigeant. Il consomme 20 à 25 % de notre énergie à lui seul ! Une alimentation adaptée peut nourrir nos neurones, réguler l’inflammation, améliorer la circulation et prévenir le stress oxydatif. Le régime méditerranéen ou crétois est le plus documenté en prévention d’Alzheimer. Il est riche en : Légumes colorés (antioxydants) Fruits rouges et baies (polyphénols) Poissons gras (oméga-3) Huile d’olive vierge extra Noix, amandes, graines Herbes fraîches, ail, oignon À limiter : sucre raffiné, produits ultra-transformés, viandes rouges en excès, graisses trans. Étude de référence : Scarmeas N et al., Neurology , 2006 – le régime méditerranéen est associé à une réduction du risque d’Alzheimer jusqu’à 40 % chez certains groupes suivis sur plusieurs années. Astuce pratique : ajoutez une poignée de myrtilles ou de noix à vos collations. Ces petits gestes quotidiens sont de puissants alliés du cerveau. 2. Bouger pour oxygéner ses neurones L’exercice physique n’est pas seulement bon pour le cœur, il stimule aussi la neurogenèse , c’est-à-dire la création de nouveaux neurones, notamment dans l’hippocampe, une zone clé de la mémoire. 30 minutes de marche rapide par jour 2 séances de renforcement musculaire par semaine Danse, yoga, tai-chi, vélo : tout est bon dès lors que l'on bouge avec plaisir L' activité physique régulière peut réduire de 30 à 40 % le risque de développer une démence. 3. Un sommeil réparateur : l’allié discret du cerveau Pendant la nuit, notre cerveau ne dort pas : il fait le ménage ! Le liquide céphalorachidien évacue les déchets, dont la fameuse protéine bêta-amyloïde , liée à Alzheimer. Le manque de sommeil chronique est un facteur de risque avéré . Créer une routine dédiée à la préparation de nuits réparatrices : Éteindre les écrans 1 heure avant de dormir Prendre une tisane relaxante Lire, méditer, respirer profondément Selon une étude publiée dans JAMA Neurology (2021), des troubles du sommeil sur plusieurs années sont corrélés à une augmentation des plaques amyloïdes dans le cerveau. 4. Gérer le stress : quand le mental influence la mémoire Le stress chronique libère du cortisol, une hormone qui, à haute dose, abîme les neurones de l’hippocampe . À long terme, cela affecte mémoire, concentration et humeur. Les solutions naturelles : Cohérence cardiaque Méditation pleine conscience Sophrologie Respiration abdominale Contact avec la nature 5 minutes de respiration consciente par jour peuvent transformer votre rapport au stress. Gestion du stress en prévention ! 5. Créer du lien : l’antidote invisible à l’oubli L'isolement social est un facteur de risque majeur de déclin cognitif. Une étude de The Lancet (2020) place l’isolement social parmi les 12 principaux facteurs modifiables de prévention des démences. La richesse des interactions sociales stimule la mémoire, la parole, les émotions… et donne du sens à la vie . Même une conversation de 10 minutes, un appel, un sourire partagé, peuvent activer des zones cérébrales essentielles . Rejoignez une association, un atelier, un cercle de lecture. Rester actif socialement, c’est nourrir son cerveau autrement. 6. Entraîner son cerveau : le plaisir de rester curieux La plasticité cérébrale est la capacité du cerveau à se réorganiser en permanence. Stimuler cette capacité : Lire régulièrement Apprendre une nouvelle langue Faire des puzzles, mots croisés Apprendre la musique, peindre, écrire Ne cherchez pas la performance. Le plaisir d’apprendre suffit à maintenir la santé neuronale. Et pour les aidants : le rôle invisible, l’amour visible Je veux ici m’adresser aux aidants , souvent dans l’ombre mais au cœur de la tempête. Vous êtes des piliers de dignité et de tendresse . Vous accompagnez, vous répétez, vous adaptez. Vous êtes fatigués, parfois dépassés. Mais vous êtes là. Prenez soin de vous aussi. Car votre équilibre est le socle de l’accompagnement. Des solutions existent : Groupes de parole Accompagnement thérapeutique ou en naturopathie Accès à des formations pour mieux comprendre Répit pour souffler, dormir, vivre Demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, mais un acte de courage. Merci aux aidants Une approche intégrative : prévenir, accompagner, humaniser Chez annesophiedolhem.fr , mon approche est profondément intégrative, humaine et personnalisée . Je crois à la complémentarité entre la science, la nature, et la relation. Prévenir Alzheimer, c’est plus que protéger sa mémoire. C’est : Nourrir son énergie vitale Prendre soin de ses émotions Créer du lien avec soi et les autres Choisir, chaque jour, de vivre en conscience Il ne s'agit pas de tout révolutionner, mais de s’ancrer dans une hygiène de vie consciente , une étape après l’autre. Témoignage : « Ma mère a oublié mon prénom, mais pas mon amour » « Je suis la fille de Jeanne, 79 ans. Elle a été diagnostiquée Alzheimer il y a 3 ans. Il y a des jours où elle ne sait plus qui je suis. Et pourtant, quand je lui prends la main, elle la serre fort. Elle sourit. Son regard change. Ce n’est pas mon prénom qu’elle retient, mais l’amour qu’on partage. Ce lien-là, la maladie ne le prend pas. » Ce témoignage, comme tant d’autres, nous rappelle que l’amour, la présence, l’attention sont des médecines puissantes. Même quand les mots s’effacent, les émotions restent. En conclusion : et si cette journée devenait un point de départ ? La Journée mondiale Alzheimer n’est pas seulement un moment pour se souvenir de ceux qui oublient. C’est une invitation à : Prendre soin de notre cerveau au quotidien Créer des ponts de dialogue avec nos proches Accompagner avec dignité ceux qui vivent cette réalité Réfléchir à des solutions plus humaines, naturelles et globales N’attendons pas que la mémoire flanche pour prendre soin de nous. Le meilleur moment pour agir, c’est maintenant. Un geste, une habitude, une attention peuvent tout changer. Et vous, que choisiriez-vous d'ancrer dès aujourd'hui pour votre santé cérébrale ? Si vous souhaitez être accompagné(e) dans cette démarche, je vous invite à me contacter au 07 65 20 90 14 ou à découvrir les accompagnements proposés sur www.annesophiedolhem.fr . Parce que prévenir, c’est déjà guérir autrement . Et surtout, c’est honorer la vie, la mémoire, et l’humanité que nous partageons tous. Anne-Sophie Dolhem, naturopathe, réflexologue et technicienne en sophrologie,, engagée pour une santé préventive, globale et humaine. Sources citées : Fondation Alzheimer – https://www.fondation-alzheimer.org Scarmeas N. et al., Mediterranean diet and risk for Alzheimer's disease, Neurology , 2006 Livingston G. et al., Dementia prevention, intervention, and care: 2020 report of the Lancet Commission, The Lancet , 2020 Harvard Medical School – Exercise and the Brain, 2020 JAMA Neurology, Sleep and amyloid-beta dynamics, 2021 Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies , Drôme, Visio Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie Prendre rendez-vous
- Fonte musculaire après 50 ans : signes, risques et solutions naturelles
Après 50 ans, notre corps subit des transformations invisibles mais profondes. Parmi elles, la sarcopénie. Cette perte progressive de masse, de force et de fonction musculaire touche jusqu'à 25 % des 60-70 ans, et jusqu’à 50 % des plus de 80 ans. Pourtant, ce phénomène n’est pas une fatalité. En comprenant ses mécanismes, ses signes et ses conséquences, et en adoptant des outils naturels adaptés, il est possible de préserver son capital musculaire, son autonomie et sa qualité de vie. La prévention est la clé pour bien vieillir Qu’est-ce que la sarcopénie ? Définition et mécanismes La sarcopénie, du grec sarx (chair) et penia (pauvreté), désigne la diminution de la masse et de la force musculaire liée à l’âge. Dès 30 ans, notre masse musculaire diminue de 3 à 8 % par décennie , avec une accélération marquée après 50 ans . À 70 ans, on peut avoir perdu jusqu’à la moitié de sa masse musculaire, remplacée par du tissu adipeux (gras). Ce processus est multifactoriel : Changements hormonaux (baisse de testostérone, hormones de croissance). Dénutrition (apports insuffisants en protéines, vitamines, minéraux). Sédentarité (moins de stimulation musculaire). Inflammation chronique et stress oxydatif. Les trois stades de la sarcopénie Pré-sarcopénie : perte de masse musculaire sans impact fonctionnel. Sarcopénie confirmée : baisse de la masse, de la force ou de la performance physique, avec risque accru de handicap et de perte d’autonomie. Sarcopénie sévère : les trois critères sont présents, avec des conséquences graves sur la santé et la mortalité. Signes et symptômes : comment la reconnaître ? La sarcopénie s’installe insidieusement. Voici les signes d’alerte : Fatigue accrue et essoufflement à l’effort. Difficulté à réaliser des gestes du quotidien : monter les escaliers, se lever d’une chaise, porter des courses. Perte de poids involontaire (surtout si associée à une diminution du périmètre des bras ou des jambes). Ralentissement de la marche (moins de 0,8 mètre/seconde sur 4 mètres). Fragilité osseuse et risque accru de chutes. Conséquences : pourquoi est-ce si grave ? Perte d’autonomie : difficulté à vivre seul, besoin d’aide pour les tâches quotidiennes. Risque de chutes et fractures : les muscles protègent les os et les articulations. Diminution de la qualité de vie : isolement, dépression, réduction des activités sociales. Augmentation de la mortalité : la sarcopénie sévère est associée à un risque accru de décès. Outils naturels pour prévenir et ralentir la sarcopénie 1. L’alimentation : le carburant des muscles Protéines : la brique de base Apport recommandé : 1,2 à 1,5 g/kg de poids corporel/jour après 50 ans (contre 0,8 g/kg pour un adulte jeune). Sources : œufs, poissons (surtout les petits poissons gras), viandes maigres, légumineuses, tofu, protéines en poudre si besoin. Astuce : répartir les apports sur la journée pour stimuler la synthèse musculaire. Poisson, oeufs, viande ou protéines végétales Vitamine D : l’alliée méconnue Rôle : favorise l’absorption du calcium et la fonction musculaire. Sources : poisson gras (saumon, maquereau), jaune d’œuf, exposition solaire modérée, supplémentation si carence (10 à 20 µg/jour). Effet prouvé : réduit le risque de chutes de 19 à 23 % chez les seniors Antioxydants et oméga-3 Fruits et légumes colorés (myrtilles, épinards, carottes) pour lutter contre le stress oxydatif. Huiles de colza, lin, noix et petits poissons gras pour les oméga-3 anti-inflammatoires. L-citrulline : l’acide aminé star Effets : stimule la synthèse protéique et améliore la force musculaire, surtout associée à l’exercice. Dose : 10 g/jour pendant 3 mois, en cure ou en prévention. 2. L’activité physique : le remède le plus puissant Musculation et résistance Exercices : squats, fentes, pompes adaptées, élastiques, machines guidées. Fréquence : 2 à 3 fois/semaine, avec des séries de 8 à 12 répétitions. Preuve scientifique : la musculation augmente la masse musculaire de 5 à 10 % en quelques mois, même après 60 ans. Activités d’endurance et équilibre Marche rapide, natation, vélo : améliorent la mobilité et la santé cardiovasculaire. Tai-chi, yoga : renforcent l’équilibre et réduisent le risque de chutes. Bouger au quotidien Monter les escaliers, jardiner, porter ses courses : chaque geste compte ! La marche quotidienne 3. Compléments alimentaires : un coup de pouce ciblé Créatine : améliore la force musculaire (gain de 12 % en 8 semaines dans une étude récente). Collagène : soutient la santé des muscles et des articulations. Probiotiques : certains souches améliorent l’absorption des nutriments et réduisent l’inflammation . Attention : Toujours privilégier une alimentation équilibrée et consulter un professionnel de santé ou un naturopathe avant toute supplémentation. En pratique : un plan d’action simple Évaluer son risque : test de marche, mesure de la force de préhension, bilan sanguin (vitamine D, protéines). Adapter son alimentation : protéines à chaque repas, vitamine D, oméga-3, antioxydants. Bouger régulièrement : musculation 2-3x/semaine + activités d’endurance. Se supplémenter si besoin : L-citrulline, créatine, protéines en poudre, sous conseil. Suivre ses progrès : carnet de bord, tests réguliers, ajustements avec un naturopathe ou un médecin. Conclusion : la sarcopénie n’est pas une fatalité La perte musculaire après 50 ans est un phénomène naturel, mais pas inéluctable. En combinant une alimentation riche en nutriments essentiels, une activité physique adaptée et des outils naturels ciblés, il est possible de préserver sa force, son autonomie et sa vitalité. Comme le souligne le Pr Dehail (CHU Bordeaux) : « La sarcopénie se prévient et se traite. Le plus tôt on agit, meilleurs sont les résultats ». Références scientifiques CHU Bordeaux, Service de Médecine Physique et Réadaptation, 2024 Tout sur la Sarcopénie, « Qu’est-ce que la sarcopénie ? », 2023 Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies , Drôme, Visio Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie Prendre rendez-vous
- Les Courges : trésors nutritionnels de l’automne
L’automne est la saison des courges : potimarron, butternut, citrouille, courgette, et bien d’autres variétés envahissent les étals des marchés. Ces légumes, aussi décoratifs que savoureux, regorgent de bienfaits pour la santé. Riches en vitamines, minéraux, fibres et antioxydants, les courges sont des alliées de choix pour renforcer l’immunité, préserver la santé cardiovasculaire, et même apaiser certains maux du quotidien. Les Courges : trésors nutritionnels de l’automne Les courges : un concentré de nutriments essentiels 1. Une source exceptionnelle de vitamines Les courges sont particulièrement riches en vitamine A (sous forme de bêta-carotène), essentielle pour la vision, la santé de la peau et le système immunitaire. Une portion de 100 grammes de potimarron cuit couvre plus de 100 % des apports journaliers recommandés en vitamine A. Elles contiennent également de la vitamine C , un puissant antioxydant qui renforce les défenses immunitaires, et des vitamines du groupe B , indispensables au métabolisme énergétique et à la santé nerveuse. 2. Des minéraux indispensables Les courges apportent du potassium , qui régule la pression artérielle et l’équilibre hydrique, du magnésium , idéal pour la relaxation musculaire et nerveuse, et du fer , nécessaire au transport de l’oxygène dans le sang. Leur teneur en calcium et en phosphore en fait également des alliées pour la santé osseuse. 3. Des fibres pour une digestion optimale Avec une teneur en fibres comprise entre 1 et 3 grammes pour 100 grammes, les courges favorisent la satiété, régulent le transit intestinal et contribuent à la santé du microbiote. Leur consommation régulière peut aider à prévenir la constipation et à stabiliser la glycémie, ce qui est particulièrement intéressant pour les personnes sujettes aux fringales ou au diabète de type 2. 4. Des antioxydants puissants Les courges sont riches en caroténoïdes (bêta-carotène, lutéine, zéaxanthine) et en polyphénols , des composés antioxydants qui protègent les cellules du stress oxydatif. Ces antioxydants jouent un rôle clé dans la prévention des maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires, certains cancers et les troubles neurodégénératifs. 5. Un index glycémique modéré Contrairement à certaines idées reçues, les courges ont un index glycémique (IG) modéré , surtout lorsqu’elles sont consommées avec leur peau (si elles sont bio) et cuites al dente. Leur teneur en fibres ralentit l’absorption des sucres, ce qui évite les pics de glycémie et en fait un aliment adapté aux régimes équilibrés. Les courges : des alliées contre les maux du quotidien Les courges peuvent aider à soulager ou prévenir certains troubles de santé. Voici quelques maux pour lesquels elles sont particulièrement recommandées : Garder la forme en automne 1. Renforcement du système immunitaire Grâce à leur teneur élevée en vitamine A et en vitamine C , les courges sont idéales pour préparer l’organisme à affronter les virus hivernaux. Une soupe de potimarron ou une purée de citrouille peut ainsi devenir un remède naturel pour booster les défenses immunitaires. 2. Soutien à la santé cardiovasculaire Les fibres solubles présentes dans les courges aident à réduire le taux de mauvais cholestérol (LDL) dans le sang, tandis que leur teneur en potassium contribue à réguler la pression artérielle. Leur consommation régulière peut donc jouer un rôle dans la prévention des maladies cardiovasculaires. 3. Régulation de la glycémie Les courges sont recommandées pour les personnes souffrant de diabète de type 2 ou de résistance à l’insuline. Leur index glycémique modéré et leur richesse en fibres en font un aliment qui aide à stabiliser la glycémie et à éviter les fringales. 4. Apaisement des troubles digestifs Les courges sont douces pour l’estomac et faciles à digérer, surtout lorsqu’elles sont cuites. Leur consommation est donc conseillée en cas de reflux gastro-œsophagien (RGO) , de ballonnements ou de digestion difficile. Leur effet légèrement diurétique peut également aider à éliminer les toxines et à soulager les problèmes de rétention d’eau. 5. Soulagement des inflammations chroniques Les antioxydants et les composés anti-inflammatoires des courges en font un aliment de choix pour les personnes souffrant d’ arthrite , de douleurs articulaires ou de maladies inflammatoires chroniques. Leur consommation régulière peut aider à réduire l’inflammation et à améliorer le confort articulaire. 6. Soutien à la santé de la peau Le bêta-carotène, précurseur de la vitamine A, est essentiel pour la santé de la peau. Il aide à maintenir une peau saine, à prévenir l’acné et à ralentir le vieillissement cutané. Les courges peuvent donc être intégrées dans une alimentation « beauté » pour la peau. Une belle peau est une peau saine Comment cuisiner les courges ? 5 Recettes Gourmandes et Santé Les courges se prêtent à une multitude de préparations, des plus simples aux plus élaborées. Voici cinq recettes pour les intégrer à votre alimentation de manière savoureuse et créative. 1. Velouté de potimarron au lait de Coco et curcuma Recette anti-inflammatoire Ingrédients (pour 4 personnes) : 1 potimarron (environ 1 kg) 1 oignon 1 gousse d’ail 400 ml de lait de coco 1 cuillère à café de curcuma 1 cuillère à soupe d’huile d’olive Sel, poivre Préparation : Épluchez et coupez le potimarron en cubes. Émincez l’oignon et l’ail. Dans une casserole, faites revenir l’oignon et l’ail dans l’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils soient translucides. Ajoutez les cubes de potimarron, le curcuma, le sel et le poivre. Mélangez bien. Versez le lait de coco et ajoutez de l’eau pour couvrir les légumes. Laissez mijoter 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que le potimarron soit tendre. Mixez le tout jusqu’à obtenir une texture veloutée. Servez chaud, avec une touche de crème fraîche ou de graines de courge torréfiées. 2. velouté de courge bleue aux graines de courge et huile de lin Recette anti-inflammatoire Ingrédients (pour 2 personnes) : 500 g de courge bleue (épluchée et coupée en dés) 1 oignon doux émincé 1 gousse d’ail hachée 1 c. à café de curcuma frais ou en poudre 1 c. à soupe d’huile de colza (pour la cuisson) 300 ml de bouillon de légumes maison 1 c. à soupe de graines de courge 1 c. à café d’huile de lin (pour l’assaisonnement) Sel marin, poivre Préparation : Dans une casserole, faire revenir l’oignon et l’ail dans l’huile de colza à feu doux. Ajouter les dés de courge bleue et le curcuma, mélanger 2 min. Verser le bouillon, couvrir et laisser mijoter 20 min à feu moyen. Mixer finement, ajouter un filet d’huile de lin, saler et poivrer. 3. Gratin de butternut aux noix et chèvre Recette gourmande et réconfortante Ingrédients (pour 4 personnes) : 1 butternut (environ 800 g) 100 g de fromage de chèvre frais 50 g de noix concassées 20 cl de crème végétale (ou crème fraiche) 1 cuillère à soupe de miel Sel, poivre, noix de muscade Préparation : Préchauffez le four à 180°C. Épluchez la butternut, retirez les graines et coupez-la en fines tranches. Dans un plat à gratin, alternez les tranches de butternut, le fromage de chèvre émietté et les noix concassées. Mélangez la crème fraîche avec le miel, le sel, le poivre et la noix de muscade. Versez sur le gratin. Enfournez pendant 30 à 35 minutes, jusqu’à ce que le dessus soit bien doré. 4. courge spaghetti aux légumes croquants et purée d’amande Recette anti-inflammatoire Ingrédients (pour 2 personnes) : 1 courge spaghetti moyenne 1 poivron rouge coupé en lamelles 1 carotte râpée 1 c. à soupe de purée d’amande nature 1 c. à café d’huile de cameline Jus d’1/2 citron Persil frais ciselé Sel, poivre Préparation : Préchauffer le four à 180°C. Couper la courge spaghetti en deux, retirer les graines et enfourner 30-40 min (chair tendre). Pendant ce temps, faire revenir le poivron et la carotte à la poêle avec un peu d’eau, 5-7 min (croquants). Gratter la chair de la courge cuite pour obtenir des “spaghettis”. Mélanger la purée d’amande, l’huile de cameline et le jus de citron pour une sauce onctueuse. Assembler : courge spaghetti + légumes croquants + sauce, parsemer de persil. 5. Tarte à la citrouille et épices douces Rapide si vous avez cuit la citrouille la veille Ingrédients (pour 6 personnes) : 500 g de purée de citrouille 200 g de pâte brisée 2 œufs 100 g de sucre de coco 1 cuillère à café de cannelle 1/2 cuillère à café de gingembre moulu 1 pincée de noix de muscade 20 cl de crème végétale Préparation : Préchauffez le four à 180°C. Étalez la pâte brisée dans un moule à tarte et piquez-la avec une fourchette. Dans un saladier, mélangez la purée de citrouille, les œufs, le sucre de coco, les épices et la crème végétale. Versez la préparation sur la pâte et enfournez pendant 40 à 45 minutes, jusqu’à ce que la tarte soit bien dorée. Tarte à la citrouille Conclusion Les courges sont bien plus que de simples légumes de saison : ce sont les superaliments de l'automne avec les choux, qui allient saveur, polyvalence et bienfaits pour la santé. Que vous cherchiez à renforcer votre immunité, à améliorer votre digestion ou à prévenir les maladies chroniques, les courges ont tout pour plaire. Alors, n’hésitez plus : intégrez-les à vos menus automnaux et laissez-vous séduire par leur douceur et leur générosité ! Pour aller plus loin et renforcer votre immunité avant l'hivers, prenez RDV pour une consultation, à Buis les Baronnies, à Vaison ou en téléconsultation en me contactant : 07 65 20 90 14




