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  • Les huiles essentielles, un plaisir anti stress

    L'aromathérapie (l'utilisation des huiles essentielles à des fin préventives ou de soulagement) est une expérience qui allie plaisir sensoriel et bien-être. Ces essences captent l'essence même de la nature, offrant des arômes captivants qui peuvent transformer l'atmosphère d'un espace ou l'humeur d'un instant. Le simple acte de choisir une huile, de la diffuser ou de l'appliquer peut devenir un rituel en soi, invitant à la relaxation et à la contemplation. Chaque huile a son propre caractère et ses propres bénéfices, ce qui rend leur utilisation non seulement utile mais aussi agréable. En aromathérapie, elles peuvent élever l'esprit, apaiser l'âme et revitaliser le corps, offrant une pause bienvenue dans le tourbillon de la vie quotidienne. Que ce soit pour dynamiser une matinée ou pour se détendre en fin de journée, les huiles essentielles offrent un moyen simple et naturel de reconnecter avec les éléments et de renouer avec soi-même, procurant ainsi un véritable plaisir à ceux qui les utilisent. À travers les âges, le savoir entourant les huiles essentielles s'est répandu autour du globe. Les Grecs et les Romains les valorisaient pour leur capacité à améliorer la santé et le bien-être. Plus tard, au Moyen Âge, elles devinrent un remède essentiel contre les maladies et étaient particulièrement prisées pendant les épidémies. Ce n'est qu'à l'aube de la Renaissance que les techniques de distillation se perfectionnèrent en Europe, permettant une extraction plus efficace et une utilisation plus large de ces essences. Aujourd'hui, les huiles essentielles sont utilisées pour leurs multiples bienfaits, notamment leur capacité à soutenir la santé physique et émotionnelle. Dans cet article, nous nous intéresserons à leur usage dans le cadre de la gestion du stress. Quelles sont les huiles essentielle anti stress ? L'efficacité des huiles essentielles en cas de stress ou d'anxiété est reconnu. En naturopathie, elles s'intégreront parfaitement dans le cadre d'un accompagnement global du stress et du TAG (Trouble Anxieux Généralisé). Elles sont nombreuses à tenir leur promesse : lavande vraie, camomille, Néroli, Lédon du Groenland, Listée citronnée, marjolaine à coquille ou encore petit grain bigarade. Nous n'en évoquerons que quelques-unes par rapport à leur action sur le système nerveux, le sommeil et le pouvoir anti inflammatoire. Effet apaisant sur le système nerveux L’un des bénéfices les plus appréciés des huiles essentielles est leur capacité à exercer un effet apaisant sur le système nerveux. Cette propriété est particulièrement précieuse dans le cadre de la gestion du stress et de l’anxiété. Les huiles essentielles telles que la lavande, la bergamote, et la camomille romaine sont célèbres pour leurs vertus calmantes. Elles agissent en influençant le système limbique, la partie du cerveau responsable de la régulation des émotions et des réponses au stress. Lorsqu’elles sont inhalées, les molécules aromatiques de ces huiles traversent rapidement les voies nasales pour atteindre le système limbique, où elles modulent les neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine, contribuant ainsi à réduire le stress et à augmenter le sentiment de bien-être. Par exemple, la lavande est largement étudiée pour ses effets relaxants qui peuvent aider à diminuer l’anxiété et à favoriser une meilleure qualité de sommeil. En plus de l'inhalation, l'application topique d'huiles essentielles diluées sur des points spécifiques, comme le plexus solaire, les tempes ou derrière les oreilles, peut également fournir un soulagement direct et rapide du stress. Les propriétés transdermiques des huiles permettent aux composés actifs de pénétrer dans le flux sanguin et d'agir sur le système nerveux périphérique, aidant à détendre les muscles tendus et à apaiser l'esprit. Cette méthode d'utilisation combine les bienfaits physiques et psychologiques des huiles, renforçant leur efficacité dans le traitement du stress chronique et des troubles émotionnels. Amélioration de la qualité du sommeil L'amélioration de la qualité du sommeil est un autre domaine où les huiles essentielles démontrent une efficacité remarquable. De nombreuses études ont souligné le rôle potentiel des huiles essentielles comme le Lédon du Groenland qui aide à l’endormissement ou, le bois de santal et la camomille dans la promotion d'un sommeil réparateur. Ces huiles agissent en modulant l'activité du système nerveux central, favorisant ainsi la relaxation et la transition vers un état de sommeil profond. L'huile essentielle de lavande vraie, par exemple, est également reconnue pour ses propriétés sédatives. Elle aide à abaisser la pression artérielle et la fréquence cardiaque, créant des conditions propices à un endormissement plus rapide et à un sommeil plus continu. Son effet est attribué à l'acétate de linalyle et au linalol, des composés qui, lorsqu'ils sont inhalés, peuvent réduire significativement les niveaux de cortisol, l'hormone du stress, améliorant ainsi la qualité du sommeil. L'utilisation d'un diffuseur pour disperser ces huiles dans l'environnement nocturne est une méthode populaire, car elle prépare le cerveau et le corps pour le sommeil. En outre, quelques gouttes d’huile essentielle sur l'oreiller ou dans un bain chaud avant le coucher peuvent également être très bénéfiques. Ces pratiques permettent non seulement de détendre le corps physique mais aussi de calmer l'esprit, ce qui est essentiel pour contrer l'hyperactivité mentale qui peut souvent retarder l'endormissement. En résumé, l'intégration des huiles essentielles dans les rituels du coucher peut transformer la qualité de sommeil, contribuant ainsi à un meilleur équilibre émotionnel et une meilleure santé globale. Effets anti-inflammatoires et analgésiques Les huiles essentielles possèdent également des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques qui peuvent être extrêmement bénéfiques dans le traitement de diverses conditions physiques liées au stress ou à l'inflammation. Des huiles telles que le gingembre, le curcuma, et l'eucalyptus sont particulièrement reconnues pour ces propriétés. Ces huiles contiennent des composés bioactifs capables de réduire l'inflammation dans le corps et de soulager la douleur, souvent sans les effets secondaires associés aux médicaments anti-inflammatoires traditionnels (dans le cadre une utilisation adaptée). Le gingembre, par exemple, contient des gingérols, des composés qui ont démontré des effets anti-inflammatoires significatifs, en particulier dans les cas de douleurs musculaires et articulaires. L'huile essentielle de curcuma, riche en curcumine, offre des effets similaires, en inhibant certaines molécules qui jouent un rôle clé dans l'inflammation. Quant à l'eucalyptus, son principal composant, l'eucalyptol, aide à réduire la douleur et l'inflammation tout en favorisant une sensation de fraîcheur qui peut être apaisante. Ces huiles peuvent être appliquées localement en dilution avec une huile porteuse pour traiter les zones spécifiques du corps affectées par l'inflammation ou la douleur. Cette méthode permet aux composés actifs de pénétrer directement dans les tissus ciblés, offrant ainsi un soulagement rapide et efficace. En outre, l'inhalation de ces huiles peut également contribuer à une réduction systémique de l'inflammation et à une amélioration de l'état général de bien-être, montrant ainsi l'efficacité des huiles essentielles comme une solution naturelle contre les douleurs et inflammations chroniques. Efficaces, mais potentiellement dangereuses si mal utilisées ! L'utilisation des huiles essentielles, bien que bénéfique, requiert une approche prudente en raison de leur puissance et de leurs potentiels effets secondaires. Il est essentiel de connaître les contre-indications, les précautions d'usage et les risques associés pour éviter des complications indésirables. Pour les huiles essentielles anti stress comme pour les autres : Premièrement, il est crucial de savoir que toutes les huiles essentielles ne sont pas ingérables. Par exemple, les huiles d'eucalyptus et de thym doivent être évitées par voie orale en raison de leur potentiel toxique élevé. Avant d'envisager l'ingestion, une consultation avec un professionnel de santé ou un naturopathe est impérative. De même, certaines huiles sont dermocaustiques, c'est-à-dire qu'elles peuvent irriter ou brûler la peau si appliquées de manière non diluée. Les huiles de cannelle, d'origan, et de citron font partie de celles qui nécessitent une dilution rigoureuse avec une huile porteuse comme l'huile de jojoba ou d'amande douce pour éviter les réactions cutanées. D’autres huiles ne peuvent être diffusées ou inhalées. En outre, quasiment toutes les huiles essentielles sont interdites aux femmes enceinte et aux enfants de moins de 3 mois. Certaines huiles, comme la sauge sclarée ou le romarin, peuvent être contre-indiquées pendant toute la grossesse en raison de leur influence potentielle sur les hormones ou leur capacité à induire des contractions. Il est également recommandé de faire preuve de prudence lors de l'utilisation des huiles essentielles autour des enfants, car leur système corporel en développement peut réagir de manière plus intense et imprévisible. Il est souvent préférable d'opter pour les hydrolats. Il est aussi important de réaliser un test d'allergie avant d'utiliser une huile essentielle pour la première fois. Appliquer une petite quantité d'huile diluée sur une partie de la peau et attendre 24 heures pour observer d'éventuelles réactions est une étape essentielle pour prévenir les réactions allergiques. Chaque huile essentielle possède un profil d'utilisation unique qui doit être respecté pour assurer son utilisation sécuritaire et efficace. Il est donc impératif d’être conseillé par un praticien certifié, qui livrera des informations détaillées sur les dosages recommandés, les modes d'application, et les précautions spécifiques. En respectant ces directives, les utilisateurs peuvent profiter des avantages thérapeutiques des huiles essentielles tout en minimisant les risques pour leur santé et leur bien-être. Conclusion L'utilisation des huiles essentielles est une expérience qui allie plaisir sensoriel et bien-être. Ces essences captent l'essence même de la nature, peuvent transformer l'atmosphère d'un espace ou l'humeur d'un instant. Le simple acte de choisir une huile, de la diffuser ou de l'appliquer peut devenir un rituel en soi, invitant à la relaxation et à la contemplation. Chaque huile a son propre caractère et ses propres bénéfices, ce qui rend leur utilisation aussi utile qu’agréable. En aromathérapie, elles peuvent élever l'esprit, apaiser l'âme et revitaliser le corps, offrant une pause bienvenue dans le tourbillon de la vie quotidienne. En conclusion, les huiles essentielles offrent une panoplie de bénéfices pour la santé physique et émotionnelle, allant de la réduction du stress à l'amélioration du sommeil et à la gestion de l'inflammation et de la douleur. Cependant, leur utilisation doit être guidée par une connaissance approfondie et un respect des précautions nécessaires. Ainsi, en intégrant les huiles essentielles dans nos routines de soin avec prudence et responsabilité, nous pouvons enrichir notre approche de la santé et du bien-être, en exploitant le pouvoir de la nature de manière sûre et efficace. Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

  • Stress chronique et colopathie fonctionnelle (SII)

    La colopathie fonctionnelle, plus communément appelée syndrome de l'intestin irritable (SII), est un trouble digestif fonctionnel, ce qui signifie qu'il est caractérisé par des symptômes sans qu'aucune anomalie structurale ou biochimique évidente ne soit détectable par les tests médicaux standards. Les symptômes les plus fréquents incluent des douleurs abdominales, des ballonnements, ainsi que des changements dans les habitudes intestinales comme la diarrhée, la constipation ou une alternance des deux. La cause exacte du SII reste inconnue, mais plusieurs facteurs sont considérés comme contributifs. Ces facteurs incluent des anomalies dans la motilité intestinale, une sensibilité viscérale accrue, des déséquilibres de la flore intestinale (microbiote), des infections intestinales antérieures, et des perturbations dans la communication entre le cerveau et l'intestin (axe cerveau-intestin). Le stress chronique est reconnu comme un facteur déclencheur ou aggravant significatif des symptômes de SII, mettant en lumière l'impact du bien-être émotionnel sur la santé digestive. Implications du stress chronique sur la colopathie fonctionnelle La relation entre le stress chronique et la colopathie fonctionnelle (SII) est complexe et multidimensionnelle, impliquant des interactions entre les systèmes nerveux, immunitaire et digestif. Le stress chronique influence non seulement la fonction gastro-intestinale, mais aussi la sensibilité et la réponse aux douleurs intestinales, jouant ainsi un rôle significatif dans l'exacerbation des symptômes du SII. 1. Perturbation de l'axe cerveau-intestin en cas de stress chronique et colopathie fonctionnelle L'axe cerveau-intestin est essentiel pour maintenir l'homéostasie gastro-intestinale et réguler la réponse au stress. En conditions de stress chronique, cet axe peut devenir dysfonctionnel. Les neurotransmetteurs et les hormones liés au stress, comme le cortisol et la corticotrophine-releasing factor (CRF), sont surproduits, conduisant à des perturbations dans la motilité gastro-intestinale et l'augmentation de la sensibilité viscérale. Ces changements peuvent provoquer des spasmes intestinaux, de la diarrhée ou de la constipation, des symptômes fréquemment associés au SII. 2. Augmentation de la perméabilité intestinale Le stress chronique peut augmenter la perméabilité de la paroi intestinale, un phénomène parfois désigné sous le terme de « porosité intestinale". Cette condition permet à des molécules potentiellement nocives, qui ne traverseraient normalement pas la barrière intestinale, d'entrer dans la circulation sanguine. Cette perméabilité accrue peut déclencher une réponse immunitaire, conduisant à l'inflammation et à une aggravation des symptômes digestifs. Des études suggèrent que cette inflammation peut elle-même affecter l'axe cerveau-intestin, créant un cercle vicieux qui peut être difficile à rompre. 3. Modifications du microbiote intestinal Le stress chronique est également connu pour affecter la composition et la fonction du microbiote intestinal. Le déséquilibre du microbiote, ou dysbiose, peut perturber les fonctions digestives et immunologiques normales et contribuer à l'inflammation intestinale. Les personnes souffrant de SII présentent souvent des modifications de leur microbiote intestinal, qui peuvent être exacerbées par le stress prolongé, influençant la sévérité et la fréquence des symptômes. 4. Réponse immunitaire exacerbée Sous stress, le système immunitaire peut devenir hyperactif, ce qui peut augmenter l'inflammation dans tout l'organisme, y compris dans l'intestin. Cette inflammation peut contribuer à la douleur et aux dysfonctionnements associés au SII. Le rôle des cytokines inflammatoires, telles que l'IL-6 et le TNF-α, est crucial, car elles modulent non seulement la réponse immunitaire mais influencent aussi directement la motilité intestinale et la sensibilité. 5. Impact psychologique Enfin, le stress chronique affecte également le bien-être psychologique, ce qui peut aggraver les perceptions de douleur et les symptômes du SII. La gestion du stress est donc cruciale non seulement pour réduire l'impact direct du stress sur le système digestif mais aussi pour améliorer l'approche psychologique de la gestion des symptômes. Les sont accompagnement naturels Dans l'approche naturopathique pour accompagner la colopathie fonctionnelle, ou syndrome de l'intestin irritable (SII), plusieurs stratégies peuvent être mises en œuvre pour aider à gérer les symptômes et améliorer la qualité de vie des patients. Ces stratégies sont basées sur les principes de la naturopathie qui visent à promouvoir l'auto-guérison du corps par des moyens naturels et holistiques. Voici quelques-unes des réponses naturopathiques pour accompagner la colopathie fonctionnelle : 1. Alimentation, 1er outil pour accompagné colopathie fonctionnelle et stress chronique La modification du régime alimentaire est fondamentale dans la gestion du SII. Régime pauvre en FODMAP : Ce régime implique de limiter les aliments riches en certains glucides fermentescibles (FODMAPs) qui peuvent être difficiles à digérer et provoquer des symptômes chez les personnes atteintes de SII. Alimentation riche en fibres : Pour certains patients, augmenter l'apport en fibres peut aider à réguler le transit intestinal. Cependant, cela peut ne pas convenir à tous, surtout en cas de prédominance de ballonnements et de gaz. Éviter les aliments irritants : Les aliments comme le café, l'alcool, les épices fortes et les aliments frits peuvent aggraver les symptômes et doivent être limités ou évités. Favoriser les aliments anti-stress, riche en tryptophan, précurseur de la sérotonine, hormone du bien être. Pratiquer la chrono nutrition avec des protéines plutôt en première moitié de journée. Hydratation : Une bonne hydratation est essentielle pour aider à la digestion et à la régulation du transit intestinal. 2. Suppléments, phytothérapie, gemmothérapie La naturopathie offrent un panel d’outils pour soutenir la digestion et réduire l'inflammation : La glutamine, ou le bourgeon de noyer  pour lutter contre la porosité intestinale, Les probiotiques : pour restaurer et maintenir un équilibre sain de la flore intestinale, Les enzymes digestives : Peuvent être utilisées pour aider à la digestion, surtout si des insuffisances digestives sont suspectées, La phytothérapie : Des plantes comme la menthe poivrée (antispasmodique), le gingembre (anti-inflammatoire et aide à la digestion) et le curcuma (anti-inflammatoire) sont souvent recommandées. Tout complément alimentaire est conseillé par un professionnel de santé ou un naturopathe après un bilan complet. Il vérifiera les contres indications éventuelles. 3. Gestion du stress Le stress est un facteur connu pour exacerber les symptômes du SII, voire les déclencher. Les méthodes pour gérer le stress comprennent : Techniques de relaxation : Yoga, méditation, et techniques de respiration profonde, cohérence cardiaque. Tout l’enjeu réside dans la régularité de la pratique. La phytothérapie : Le plantes adaptogènes comme la rodhiole, l’aswhaganda ou l’Euthérocoque peuvent être conseillées, mais aussi les plantes du sommeil comme la passiflore, la valériane, ou la mélisse qui aide aussi à la digestion. La sophrologie : La sophrologie est une méthode efficace pour réduire le stress grâce à des exercices de relaxation, de respiration et de visualisation qui favorisent le bien-être mental et physique. Elle aide à mieux gérer les émotions et à développer une résilience face aux situations stressantes. En pratiquant régulièrement, la sophrologie peut améliorer significativement la qualité de vie en diminuant les niveaux de stress et d’anxiété. La réflexologie : La réflexologie est une technique thérapeutique qui utilise la pression sur des points spécifiques des pieds et des mains pour rétablir l'équilibre corporel et réduire le stress. En stimulant ces zones réflexes, la réflexologie favorise la relaxation profonde, améliore la circulation sanguine et aide à libérer les tensions accumulées. Cette pratique peut ainsi contribuer à une meilleure gestion du stress et à une sensation globale de bien-être. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et d'autres approches similaires peuvent être utiles pour gérer le stress psychologique lié au SII. 4. Exercice physique L'activité physique régulière est bénéfique pour le système digestif et peut aider à réduire le stress et promouvoir le bien-être général. Elle favorise de surcroît la motilité intestinale. 5. Thérapies manuelles Outre la réflexologie, le massage abdominal peut aider à soulager les symptômes. Conclusion En conclusion, l'interaction entre le stress chronique et le syndrome de l'intestin irritable (SII) est une dynamique complexe qui souligne l'importance de stratégies de gestion holistiques et intégratives. L' approche naturopathique, en particulier, offre une palette de solutions naturelles qui vont de la modification alimentaire et l'usage de probiotiques à la gestion du stress par la sophrologie et la réflexologie. Ces méthodes travaillent de concert pour réduire les symptômes et améliorer la qualité de vie des personnes affectées. En abordant la colopathie fonctionnelle sous plusieurs angles (diététique, psychologique et physique), la naturopathie contribue efficacement à restaurer l'équilibre corporel et mental, offrant ainsi une réponse complète et personnalisée à un problème souvent débilitant. Adopter ces pratiques peut non seulement aider à contrôler et à diminuer les symptômes du SII mais également fortifier le corps contre les effets néfastes du stress chronique. Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

  • Stress chronique : les réponses naturelles

    Qu'est ce qui caractérise le stress chronique ? Le stress chronique est un état psychologique et physiologique résultant d'une exposition prolongée à des facteurs de stress, dépassant la capacité de l'individu à y faire face efficacement. Contrairement au stress aigu, qui est une réponse temporaire dysfonctionnelle de 4 semaines maximum, à un événement traumatisant, le stress chronique persiste sur une longue période, souvent sans répit ni résolution. Cette condition peut avoir des origines variées, telles que des problèmes professionnels, des difficultés relationnelles, des enjeux financiers, ou encore un environnement quotidien trop exigeant. L'étude scientifique du stress, notamment à travers le modèle du stress de Selye, identifie trois phases distinctes dans la réaction au stress : l'alarme, la résistance et l'épuisement, correspondant au stress chronique. Physiologiquement, le stress chronique maintient le corps dans un état d'alerte constante, avec une production continue de cortisol. Le cortisol a plusieurs fonctions, notamment : Augmentation de la glycémie pour fournir de l'énergie aux cellules. Modulation de la réponse immunitaire en supprimant l'inflammation. Aide à maintenir la pression artérielle et la fonction cardiaque. Bien que le cortisol soit crucial pour la gestion du stress à court terme, sa production prolongée peut avoir des effets délétères sur l'organisme. Dans cet article, nous allons voir les points suivants : conséquences comment traiter qui consulter Conséquences du stress chronique sur votre corps On sous-estime encore l'impact du stress chronique sur notre santé physique et mentale. La dépression ou le burn-out sont les répercussions les plus évidentes, mais le stress mobilisant toutes nos ressources pour rester en état de vigilance permanent, provoque des réactions en chaine impactant bien d'autres systèmes. Stress chronique, diabète et l'obésité : les troubles métaboliques Il est aujourd'hui avéré que le diabète de type II peut se déclencher suite à une période de stress prolongé. Les mécanismes sont bien connus : Augmentation de la glycémie : Le cortisol stimule la néoglucogenèse, un processus par lequel le glucose est synthétisé à partir de sources non glucidiques, telles que les acides aminés et les lipides, augmentant ainsi la glycémie. Cette élévation prolongée du glucose sanguin contribue au risque de résistance à l'insuline et de diabète de type 2. Résistance à l'insuline : Le cortisol interfère avec l'action de l'insuline, rendant les cellules moins sensibles à cette hormone. L'insuline est cruciale pour le métabolisme du glucose, car elle facilite l'entrée du glucose dans les cellules pour être utilisé comme énergie. Lorsque les cellules deviennent résistantes à l'insuline, le glucose s'accumule dans le sang, menant à l'hyperglycémie et au diabète de type 2. Accumulation de graisse abdominale : Une caractéristique du syndrome métabolique, un précurseur du diabète, est l'accumulation de graisse abdominale. Le cortisol favorise le stockage des graisses dans la région abdominale. La graisse abdominale n'est pas passive; elle sécrète des cytokines inflammatoires et des substances qui peuvent également promouvoir la résistance à l'insuline, créant un cercle vicieux qui augmente le risque de diabète. Stress chronique et santé mentale lorsque le stress devient chronique, les niveaux élevés et prolongés de cortisol perturbent l'homéostasie neuroendocrine, entravant la fonction et la régénération des neurones, particulièrement dans l'hippocampe, une région clé pour la régulation des émotions et de la mémoire. L'exposition continue au cortisol modifie la transmission des neurotransmetteurs, tels que la sérotonine et la dopamine, essentiels à la régulation de l'humeur, du sommeil, de l'appétit, et du plaisir. Cette perturbation peut conduire à une réduction de la neuroplasticité, diminuant la capacité du cerveau à s'adapter aux nouveaux apprentissages et à récupérer de l'exposition au stress. En conséquence, les individus souffrant de stress chronique peuvent expérimenter une gamme de symptômes psychologiques, incluant l'anxiété, la dépression, des troubles du sommeil, une diminution de la concentration, et une vulnérabilité accrue aux troubles de l'humeur. Enfin, le stress chronique peut affaiblir le système de rétroaction négative qui régule l'axe hypothalamo-pituitaire-surrénalien (HPA), entraînant une sécrétion déséquilibrée de cortisol. Cette dysrégulation de l'axe HPA est fréquemment observée chez les individus souffrant de troubles de l'humeur chroniques, soulignant le lien étroit entre le stress prolongé et les dérèglements psychologiques. L'impact sur le système cardio vasculaire Lors d'une réponse au stress prolongée, le système nerveux sympathique est continuellement activé, entraînant une sécrétion accrue de catécholamines, notamment l'adrénaline et la noradrénaline. Ces hormones induisent une augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle, sollicitant de manière excessive le cœur et les vaisseaux sanguins. Cette condition hyperadrenergique chronique peut mener à l'hypertension, un facteur de risque majeur pour le développement de pathologies cardiovasculaires comme l'athérosclérose (formation de plaques athéromateuses dans les artères, résultant d'un processus inflammatoire initié par le dépôt de cholestérol LDL oxydé dans la paroi artérielle). Par ailleurs, le cortisol, en réponse à l'activation prolongée de l'axe hypothalamo-pituitaire-surrénalien (HPA) sous stress, favorise la lipolyse et l'accumulation de graisse viscérale. Cette graisse est métaboliquement active, sécrétant des adipokines pro-inflammatoires et des cytokines qui peuvent aggraver l'inflammation vasculaire et la résistance à l'insuline, augmentant ainsi le risque de maladie cardiovasculaire. Les recherches indiquent également que le stress chronique affecte la fonction endothéliale, réduisant la disponibilité de l'oxyde nitrique, un vasodilatateur crucial, et favorisant ainsi un état de vasoconstriction et une augmentation de la rigidité vasculaire. Ce déséquilibre entre les facteurs vasoconstricteurs et vasodilatateurs sous l'influence du stress chronique contribue à la pathogenèse de l'hypertension et de l'ischémie myocardique. Ce à quoi on ne pense pas "le stress chronique peut potentiellement nous rendre malade en réduisant notre capacité à nous défendre." Céline Ramdani Le stress est bien connu pour faire le lit de pathologies assez courantes telle la constipation, la diarrhée, les migraines, l'acné, le psoriasis... Mais il peut être à l'origine de nombreuses autres pathologies plus graves. Une production élevée de cortisol sur le long terme diminue la production de lymphocytes, qui sont des cellules clés dans la réponse immunitaire, compromettant ainsi la capacité du corps à lutter contre les agents pathogènes. Le stress chronique affecte également l'immunité innée en modifiant la fonction des cellules tueuses naturelles (NK), des macrophages et des neutrophiles, essentielles dans la défense de première ligne contre les infections virales et bactériennes. Il peut aussi entraîner un déséquilibre dans la production de cytokines, qui active et régulent l'activité du système immunitaire. Une production excessive de cytokines pro-inflammatoires peut conduire à une inflammation chronique, contribuant au développement de maladies auto-immunes et de maladies inflammatoires chroniques, telles la maladie de Crohn et la polyarthrite rhumatoïde. Enfin, de plus en plus d'éléments indiquent que le stress chronique, en modifiant le système neuro-immuno-endocrinien favorise la survenue de certain cancers. Comment traiter le stress chronique ? Vous l'aurez compris, le stress chronique est mauvais pour votre santé. Alors que faire ? Le naturopathe et le sophrologue ne soignent pas les pathologies mais peuvent apporter des solutions naturelles pour les prévenir en vous aidant à gérer le stress qui en est à l'origine et à à améliorer votre état. Quelles sont les plantes adaptées pour répondre au stress chronique : Les plantes adaptogènes Parmi les plantes adaptogènes, on retiendra en fonction d'un bilan complet et de contres indications éventuelles : 𝗔𝘀𝗵𝘄𝗮𝗴𝗮𝗻𝗱𝗵𝗮 : la plante de la résistance au stress, plutôt passager. Plante du stress post-traumatique, de la fatigue surrenalienne, du burn-out. 𝗥𝗵𝗼𝗱𝗶𝗼𝗹𝗮 : adaptogène de premier choix, plutôt utile dans une phase d’épuisement avec tendance dépressive. 𝗚𝗶𝗻𝘀𝗲𝗻𝗴 : excellent tonifiant, il est parfait pour la personne âgée, une personne plus jeune épuisée ou avec un traitement lours ou bien pour le sportif. 𝗕𝗮𝘀𝗶𝗹𝗶𝗰 𝗦𝗮𝗰𝗿𝗲́ (Tulsi) : idéal pour ceux qui vivent des périodes d'anxiété ou de tension nerveuse. Le Tulsi aide à apaiser l'esprit, à réduire le cortisol (l'hormone du stress) et à favoriser la clarté mentale. 𝗦𝗵𝗮𝘁𝗮𝘃𝗮𝗿𝗶 : l’amie des femmes, il rééquilibre et tonifie le système reproducteur féminin à toutes les étapes de la vie et permet de faire face aux stress induits par les changements hormonaux. Les plantes du sommeil Parce que dans la majorité des cas, le stress impacte le sommeil. La valériane : La tranquillisante, sédative et relaxante La passiflore : La plante du sommeil, relaxant musculaire, anxiété, nervosité La mélisse : l'antispasmodique pour les troubles digestifs d'origine nerveux, insomnie, anxiété L'aubépine : troubles du sommeil et hypertension Le griffonia : Sédative, antidepressive, , satiétogène L'eschscholtzia : Réveils nocturnes ou précoces L'état du microbiote et de la perméabilité intestinale seront à explorer en priorité, ainsi que les carences en vitamines et minéraux (notamment les vitamines B et le Magnésium). La gemmothérapie (macérât de bourgeons) et les fleurs de Bach pourront également être proposés. Ce que la sophrologie peut vous apporter La sophrologie, une méthode psycho-corporelle conçue pour harmoniser le corps et l'esprit, offre une réponse complémentaire efficace au stress chronique. Les exercices de relaxation dynamique de la sophrologie, combinant des mouvements doux avec une respiration contrôlée, aident à détendre le corps et à libérer les tensions accumulées. Ils interviendront sur les symptômes physiques tels que les tensions musculaires, les maux de tête, la fatigue ou les troubles du sommeil. Les techniques de visualisation positive et la répétition de termes ressource participent à stabiliser les émotions et à réagir de manière plus mesurée aux situations stressantes. Le manque de confiance en soi peut être à la fois une cause et une conséquence du stress chronique. La sophrologie, par ses pratiques de projection positive et d'affirmation de soi, contribue à renforcer l'estime de soi, gagner en confiance et réduire le niveau de stress global. L'importance de revoir durablement ses habitudes du quotidien Sans bouleverser son mode de vie, il faudra privilégier une alimentation "anti-stress", fondée sur la diversification, l'augmentation de fruits et légumes frais, et la chrono-nutrition. Certains aliments, consommés en collation vers 17h, favorisent la production de sérotonine, puis de mélatonine et préparent ainsi le sommeil. L'activité physique régulière et la pratique de technique de respiration font partie des routines à instaurer dans sa vie quotidienne. Tout l'enjeu réside dans la régularité des pratiques que les consultants ont du mal maintenir dès qu'ils se sentent mieux... au risque d'une rechute au moindre événement stressant. Qui consulter en cas de stress chronique ? Le médecin posera un diagnostique et pourra prescrire des analyses complémentaires Le naturopathe proposera un programme personnalisée en alimentation et hygiène de vie, des compléments alimentaires, des plantes, des huiles essentielles, des fleurs de Bach et autres outils en fonction du bilan avec un suivi pour vous aider à modifier graduellement et durablement les habitudes qui font le terreau de la réapparition des symptômes Le sophrologue vous aidera à stabiliser les émotions et l'anxiété De nombreuses autres techniques comme la réflexologie, le yoga, les massages... s'avèrent bénéfiques en apportant du bien être aux consultants. Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

  • Les neuromédiateurs : architectes de nos humeurs

    Dans le vaste et complexe univers de notre cerveau, les neuromédiateurs tiennent un rôle capital. Ces substances chimiques, véritables messagers de l'esprit, orchestrent une symphonie d'émotions et de sensations, influençant notre humeur, notre comportement, et notre bien-être général. Cet article vous invite à explorer le monde fascinant des neuromédiateurs pour mieux comprendre comment ils régissent nos états d'âme et comment, par la naturopathie et des pratiques de bien-être, nous pouvons œuvrer en harmonie avec eux pour favoriser un équilibre émotionnel. Qu'est-ce qu'un neuromédiateur ? Les neuromédiateurs, ou neurotransmetteurs, sont des composés chimiques libérés par les neurones pour communiquer entre eux ou avec d'autres types de cellules. Ils se fixent à des récepteurs spécifiques situés sur les cellules cibles, déclenchant ou inhibant des réponses physiologiques et comportementales. Cette communication neurochimique est au cœur de tous les processus psychologiques, depuis la régulation de nos émotions jusqu'à la gestion du stress et des troubles émotionnels. Les principaux neuromédiateurs et leur influence sur l'humeur Plusieurs neuromédiateurs jouent un rôle prépondérant dans la modulation de notre humeur : La sérotonine : souvent surnommée l'hormone du bonheur, la sérotonine influence directement notre humeur, notre appétit, notre sommeil, et notre capacité à gérer le stress. Un déséquilibre en sérotonine est souvent associé à la dépression et à l’anxiété. La dopamine : associée au système de récompense du cerveau, la dopamine est cruciale pour la motivation, le plaisir, et l'attention. Elle joue également un rôle dans la régulation émotionnelle et la prise de décision. L'acétylcholine : Impliquée dans l'apprentissage, la mémoire, et l'attention, l'acétylcholine est essentielle pour le fonctionnement cognitif et la coordination musculaire. Les catécholamines (épinéphrine et norépinéphrine) : Ces neuromédiateurs sont vitaux pour la réponse au stress, augmentant la vigilance, la fréquence cardiaque, et la pression sanguine en réaction à des situations de danger ou de stress. Le GABA (acide gamma-aminobutyrique) : Principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central, le GABA contribue à réduire l'anxiété, à favoriser le calme et à réguler le sommeil. Comment la naturopathie nous aide à retrouver le moral et la sérénité ? La naturopathie propose des approches holistiques pour maintenir ou rétablir l'équilibre des neuromédiateurs, favorisant ainsi une meilleure gestion du stress et des troubles émotionnels. L'alimentation L'alimentation joue un rôle prépondérant dans la régulation des neuromédiateurs et par extension, notre équilibre émotionnel. Les acides aminés, tels que le tryptophane et la tyrosine, sont les précurseurs directs de la sérotonine et de la dopamine, respectivement. Le tryptophane, présent dans les céréales complètes, les légumineuses, les graines et oléagineux, les bananes, le chocolat noir… est essentiel pour la production de sérotonine, favorisant le bien-être et la détente. La tyrosine, que l'on trouve dans les viandes, les oeufs, les produits laitiers, et les légumineuses, est nécessaire à la synthèse de dopamine, influençant la motivation et le plaisir. Les oméga-3, présents dans le poisson gras, les graines de chia, l’huile de colza, les noix… jouent un déterminant dans le fonctionnement cérébral et la régulation des neuromédiateurs. Ils contribuent à améliorer la fluidité des membranes cellulaires, permettant ainsi une meilleure transmission des signaux entre les neurones et favorisant un équilibre mental. Les vitamines B, en particulier B6, B9 et B12, sont fondamentales pour la synthèse et le métabolisme des neuromédiateurs. La vitamine B6, trouvée dans les bananes, les avocats, et les viandes, aide à la production de sérotonine et de dopamine. La vitamine B9, présente dans les légumes à feuilles vertes et les légumineuses, et la vitamine B12 contenue dans les œufs, la viande et les produits laitiers…, sont indispensables à la prévention de l'hyperhomocystéinémie, une condition qui peut diminuer la production de neuromédiateurs et augmenter le risque de troubles de l'humeur. Le magnésium et le zinc sont deux minéraux essentiels qui influencent la santé mentale. Le magnésium, trouvé dans les épinards, les amandes, et le chocolat noir, joue un rôle dans la régulation du GABA, contribuant à la détente et à la réduction de l'anxiété. Le zinc, présent dans les huîtres, la viande rouge, et les graines de citrouille, est crucial pour la fonction cognitive et la neurotransmission. Les antioxydants, tels que les vitamines C et E, le sélénium, et les flavonoïdes, protègent les cellules cérébrales du stress oxydatif, favorisant la santé des neurones et la transmission optimale des signaux. Les baies, les agrumes, les noix, et les légumes verts sont d'excellentes sources d'antioxydants, soutenant ainsi la santé mentale. Pour résumer, il est important de varier au maximum son alimentation, en privilégiant les fruits et légumes frais, en évitant les produits industriels et en introduisant des notions de chrono nutrition dans sa façon de s’alimenter. La supplémentation Pour booster les résultats et vous aider à retrouver rapidement un état émotionnel équilibré, le naturopathe vous proposera des compléments alimentaires qui contiennent les vitamines, minéraux et oligo éléments, mais il est primordial de mettre en place les bonnes habitudes alimentaires concomitamment. L’objectif n’étant pas de prendre continuellement des compléments. La phytothérapie La phytothérapie offre un panel de plantes qui peuvent venir en soutien sur un temps limité en cas de déprime ou d’anxiété. Parmi elles, le millepertuis, la valériane, l’eschscholtzia... et les plantes adaptogènes que j’affectionne particulièrement. Les plantes adaptogènes augmentent le pouvoir de résistance au stress, elles sont polyvalentes et peuvent répondre à d'autres besoins physiologiques, elles ont un effet général car elles ne visent pas un organe ou une pathologie. Des techniques complémentaires comme la sophrologie, la réflexologie, la cohérence cardiaque, le yoga, la méditation… seront à explorer, Conclusion Les neuromédiateurs sont les maîtres d'orchestre de nos émotions et de notre bien-être. En adoptant une approche holistique et en intégrant les bonnes pratiques dans notre quotidien, nous pouvons influencer positivement l'équilibre de ces substances chimiques essentielles. Ce qui nous permet non seulement de mieux gérer le stress et les troubles émotionnels mais également de favoriser une qualité de vie améliorée sur tous les plans. Quand l'équilibre est rompu et que le mal-être s'installe, il ne faut pas attendre pour réagir et consulter. Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

  • La sophrologie : Une alliée contre le stress, la déprime et bien plus

    En grec ancien, le terme "Sophrologie" signifie "Étude de l'harmonisation de la conscience". Aujourd'hui, la sophrologie est une méthode psychocorporelle utilisée comme technique thérapeutique. Dans notre quête d'équilibre et de bien-être, cette technique se présente comme une méthode efficace, invitant à la découverte de soi à travers la relaxation et la respiration, l'activation du corps et la visualisation. Cet article explore les bienfaits de la sophrologie et donne quelques illustrations de son application. Les origines de la sophrologie : un héritage millénaire revisité La sophrologie, a été créée dans les années 1960 par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo. Elle prend ses racines dans  des pratiques méditatives ancestrales. Caycedo, dans sa quête pour développer une approche non pharmaceutique à la santé mentale, s'est inspiré de techniques orientales telles que le yoga, le zen, et le tibétain pour concevoir la sophrologie. Mais ne vous y trompez pas, même si cela sonne très "New Age", c'était plutôt une approche "Old Age" revisité ! La beauté de la sophrologie réside dans sa capacité à unir des concepts orientaux millénaires avec la rigueur de la science occidentale. Caycedo a voyagé en Orient pour étudier ces techniques traditionnelles, intégrant ensuite ses découvertes à la médecine occidentale. Imaginez le défi de revenir à l'époque et d'expliquer que votre dernière recherche médicale incluait de "faire le vide" et "écouter votre respiration". Sans aucun doute, un véritable acte de pionnier ! Les différents degrés de la sophrologie Le premier degré consiste à ramener le consultant dans l’instant présent avec des techniques qui travaillent sur : l’instant présent La sensorialité L’enracinement Le schéma corporel Le second degré permet de travailler sur la futurisation pour préparer par exemple : un examen Une opération Un accouchement Une épreuve Ou tout simplement l’endormissement Le troisième degré permet de libérer des événements du passé avec des techniques de méditation Le quatrième degré permet de faire évolué le consultant par degré en travaillant sur le passé, le présent et le futur. Personnellement, dans le cadre de mes consultations, je pratique la sophrologie en complément de la naturopathie, essentiellement sur la gestion du stress et des émotions et j'utilise les deux premiers degrés. La sophrologie, pour qui ? pourquoi ? Les champs d’application de la sophrologie sont nombreux. Cette pratique contribue à réparer ou à préparer à toute situation stressante, à la gestion de la douleur, la maitrise des émotions. Elle peut être utilisée en complément d’autres pratiques pour lutter contre les addictions, les troubles alimentaires. Elle permet de travailler sur la confiance en soi, l’estime de soi. La sophrologie s’adapte à tous les publics, tous les âges. Elle peut être pratiquée en consultation privée ou en groupe. Elle peut même être pratiquée à distance. La sophrologie aide à revenir dans l'instant présent, conscientiser son corps, sa respiration, atteindre un niveau de conscience modifié comparable à l'état méditatif. Cet état de conscience modifié permet d'être réceptif à la séance et "imprimer" des changements émotionnels durables. Une des pratiques consiste a inclure dans un récit des termes ressources qui auront été choisis avec soin par le consultant en fonction de son besoin. Une personne stressée pourra par exemple opter pour des mots comme sérénité, calme, paisible. Quelques applications possibles Une Bouffée d'Oxygène en Entreprise La sophrologie a toute sa place dans l'environnement professionnel, souvent source de stress et de pression. Dans le cadre de la démarche QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail), c'est un outil qui peut s’avérer très utile. Cette pratique peut servir la préparation d’un événement à fort enjeu en mobilisant collectivement les équipes. Elle peut aider à gérer le stress des collaborateurs ou à insuffler des valeurs positives communes. En encourageant la mise en place d'ateliers de groupe ou de séances individuelles, les entreprises peuvent aussi offrir à leurs collaborateurs des outils pour améliorer la concentration et favoriser la créativité. Soulager la Douleur, Écouter Son Corps Au-delà de son application pour le bien-être mental, la sophrologie s'avère être un allié précieux dans la gestion de la douleur physique. Que ce soit pour des douleurs chroniques, des maux liés à des traitements médicaux, ou simplement pour apprendre à écouter et respecter son corps, cette méthode propose des outils adaptés. Par l'apprentissage de la détente physique et de la focalisation de l'esprit, il est possible de modifier sa perception de la douleur. Un exercice pratique ? La "délocalisation de la douleur" où, par la visualisation et la respiration, on apprend à déplacer son attention loin de la zone douloureuse, réduisant ainsi son impact. Sophrologie : La clé pour une préparation Zen aux examens Grâce à des exercices de respiration profonde et de relaxation dynamique, l'étudiant apprend à réguler son stress et à maintenir son calme. Un exercice simple mais efficace consiste à pratiquer la respiration carrée : inspirez profondément en comptant jusqu'à quatre, retenez votre respiration sur le même compte, puis expirez lentement sur quatre temps. Cette technique favorise une détente profonde et aide à recentrer l'attention, idéal pour les périodes de révisions intensives. La sophrologie, par ses techniques de visualisation positive, permet de construire et renforcer la confiance en soi indispensable pour aborder sereinement les épreuves. Se projeter mentalement dans une situation de réussite, visualiser le déroulé de l'examen en ressentant calme et assurance, peut significativement influencer la performance le jour J. Ce travail de visualisation positive améliore l'estime de soi et transforme l'appréhension en motivation. Enfin, la sophrologie ne se contente pas de calmer l'esprit, elle stimule également les capacités cognitives essentielles à la préparation des examens. Conclusion Comme vous l'aurez compris, j'affectionne particulièrement cette pratique.. Enracinée dans une histoire riche et multiculturelle, la sophrologie est désormais reconnue comme une alliée précieuse dans notre lutte contre le stress, l'anxiété, la douleur et des états émotionnels indésirables. Elle nous enseigne à reconnaître et à harmoniser notre corps et notre esprit, dans un monde où l'on nous demande souvent de les séparer. En pratique, cela signifie moins de nuits passées à compter les moutons et plus de moments de paix intérieure... Qui aurait cru que respirer pourrait être si révolutionnaire ? Et qui sait ? Peut-être que la sophrologie est la clé manquante pour vous aider à rester en forme, tant physiquement que mentalement, dans ce monde qui ne dort jamais. Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

  • La réflexologie : une pratique ancestrale pour stimuler notre pouvoir d’autoguérison

    Dans un monde où le stress et les maladies chroniques gagnent du terrain, la recherche d'alternatives thérapeutiques efficaces et non invasives est plus pertinente que jamais. Parmi ces alternatives, la réflexologie se distingue par son approche holistique, visant à promouvoir l'équilibre et le bien-être à travers la stimulation de zones réflexes spécifiques. Cette méthode ancestrale trouve ses racines dans les médecines traditionnelles égyptienne, chinoise et indienne. Depuis le XIXème siècle, l’occident a repris les fondamentaux de cette pratique et définit deux courants : L’approche énergétique basée sur la médecine traditionnelle chinoise L’approche occidentale s’inscrivant dans la lignée d’Eunice Ingham Aujourd’hui la pratique de la réflexologie mêle ces 2 courants. Cet article explore les fondements de la réflexologie et examine comment cette pratique ancestrale peut s'intégrer dans le cadre moderne de la santé et du bien-être. Fondements théoriques et empiriques La réflexologie repose sur la correspondance des points spécifiques situés principalement sur les pieds et les mains, à différents organes et systèmes du corps. La manipulation de ces points réflexes influencent la santé des organes et entrailles correspondants et améliorent le bien-être général en stimulant le pouvoir d’auto-guérison du corps. Zones réflexes des pieds : Il est communément admis qu'il y a plus de 7 000 terminaisons nerveuses dans les pieds, et bien que ce chiffre ne corresponde pas directement au nombre de zones réflexes, il donne une idée de la complexité du réseau de zones réflexes présentes. La pratique de la réflexologie plantaire se base sur l'existence d'une carte des pieds où chaque zone réflexe correspond à un organe, une entraille, une glande ou une partie spécifique du corps. Zones réflexes des mains : Les mains, tout comme les pieds, possèdent des zones réflexes qui correspondent à différentes parties du corps. Bien qu'elles soient moins utilisées en réflexologie que les pieds, du fait que les zones réflexes y sont considérées comme moins sensibles et un peu moins précises, elles restent un outil précieux pour la pratique. Le nombre exact de zones réflexes dans les mains n'est pas défini de manière aussi détaillée que pour les pieds, mais la logique de correspondance reste similaire. La cartographie précise des zones réflexes peut varier légèrement d'un praticien à l'autre en raison des différentes écoles de pensée en réflexologie, mais le principe fondamental reste le même. Les praticiens utilisent ces cartes des zones réflexes comme guides pour appliquer une pression sur des points spécifiques des pieds et des mains afin de promouvoir la santé et le bien-être général. La réflexologie relance les flux sanguins, lymphatiques et énergétiques La circulation sanguine : fondement de la vitalité La réflexologie stimule le flux sanguin, favorisant une meilleure distribution de l'oxygène et des nutriments essentiels à travers le corps. Cette amélioration de la circulation sanguine est cruciale pour la régénération cellulaire, la guérison des blessures, et le fonctionnement optimal des organes. E outre, un système circulatoire efficace élimine plus aisément les déchets métaboliques, réduisant ainsi les risques d'inflammation et de maladies chroniques. Par ses effets relaxants sur le système nerveux autonome, la réflexologie contribue également à baisser la pression artérielle, offrant un répit bienvenu dans nos vies souvent stressantes. La circulation lymphatique : clé de la détoxification Le système lymphatique, réseau essentiel pour le système immunitaire, bénéficie largement de la réflexologie. Cette pratique aide à stimuler les glandes lymphatiques et le mouvement de la lymphe, boostant ainsi le système immunitaire et fluidifiant le processus d'élimination des toxines et des déchets du corps. En favorisant une circulation lymphatique efficace, la réflexologie aide à prévenir l'accumulation de substances nocives, réduisant le risque d'infections et facilitant la lutte contre les maladies. Le drainage lymphatique amélioré peut également réduire significativement la rétention d'eau et les gonflements, améliorant ainsi le bien-être physique et l'esthétique. La circulation énergétique : équilibre et harmonie Selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise, la réflexologie agit sur la circulation du Qi, ou énergie vitale, à travers les méridiens du corps. En libérant les blocages énergétiques, cette pratique favorise un équilibre harmonieux entre le corps et l'esprit, essentiel pour une santé optimale. La stimulation des zones réflexes peut rééquilibrer l'énergie dans les organes et systèmes correspondants, offrant un soutien dans la gestion du stress, l’équilibre émotionnel, l’amélioration du sommeil et la réduction de la douleur. L'intérêt de faire circuler les flux sanguins, lymphatiques et énergétiques La synergie entre la circulation sanguine, lymphatique, et énergétique est fondamentale pour maintenir le corps en état de santé et de bien-être. En effet, ces systèmes travaillent de concert pour nourrir, protéger, et équilibrer le corps. La réflexologie, en ciblant ces trois systèmes, offre une méthode de soin holistique, capable de traiter le corps dans sa globalité. Elle représente ainsi une pratique de choix pour ceux qui cherchent à soutenir leur santé de manière naturelle et non invasive. Quelques applications et bienfaits de la réflexologie La réflexologie est utilisée dans divers contextes cliniques, offrant un soutien aux patients souffrant de conditions variées. Quelques exemples : Gestion du stress et de l'anxiété : en agissant sur le système nerveux autonome, la réflexologie réduit significativement les niveaux de stress et d'anxiété, contribuant à un état de bien-être mental. Les troubles gastriques et intestinaux : En pratiquant des massages et accupression sur les zones correspondantes, la réflexologie soulage les maux d’estomac, ballonnement, constipation Soutien durant la préménopause et la ménopause : la réflexologie peut aider à gérer les symptômes associés à la ménopause, tels que les bouffées de chaleur, l'insomnie, et les déséquilibres hormonaux. Amélioration de la qualité de vie chez les patients chroniques : Pour les personnes souffrant de conditions chroniques, la réflexologie offre une avenue de soulagement complémentaire, aidant à améliorer la qualité de vie globale. Conclusion La réflexologie se présente comme un pont entre les savoirs ancestraux et les approches modernes du bien-être, offrant une voie vers l'équilibre et la santé à travers la stimulation des circulations sanguine, lymphatique, et énergétique. En tant que méthode globale, elle s'adresse à tous*, en participant à la réduction du stress à l'amélioration de la fonction immunitaire et la gestion d’état émotionnels. Dans une époque où l'harmonie entre le corps et l'esprit est plus recherchée que jamais, la réflexologie trouve toute sa place dans un parcours de médecine intégrative. * Contre-indications à la réflexologie : épilepsie, troubles de la circulation, grossesse de moins de 3 mois, cancer en cours de traitement, blessures au pieds. Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

  • Le Syndrome Prémenstruel (SPM), un mal qui devrait faire partie du passé !

    Récemment, le projet de loi visant à octroyer deux jours de congé menstruels par mois aux femmes pour soutenir celles souffrant d’un Syndrome Prémenstruel (SPM) a été rejeté par le Sénat, soulevant ainsi un débat public sur la nécessité de reconnaître et de prendre au sérieux les troubles féminins. Cette décision met en lumière l'importance de trouver des solutions alternatives et naturelles pour gérer le SPM, permettant aux femmes de rester performantes et en forme, tant physique que mentale, sans avoir à compter sur des mesures législatives qui ont peu de chance d’aboutir un jour… Le SPM, c’est quoi ? Le Syndrome Prémenstruel (SPM) est un ensemble de symptômes physiques, émotionnels et comportementaux qui surviennent dans la phase lutéale du cycle menstruel, c'est-à-dire la seconde moitié du cycle après l'ovulation, généralement une à deux semaines avant le début des menstruations. Le SPM affecte une grande partie des femmes en âge de procréer à des degrés divers. La cause exacte du SPM n'est pas entièrement comprise, mais elle est liée à des fluctuations hormonales cycliques qui affectent le système nerveux central. Les changements dans les niveaux d'œstrogène et de progestérone après l'ovulation jouent un rôle clé. La sérotonine, un neurotransmetteur qui contribue à réguler l'humeur, est également impliquée, car ses niveaux sont affectés par les changements hormonaux. Les symptômes du SPM varient d'une femme à l'autre, mais ils incluent typiquement : Symptômes Émotionnels et Comportementaux : Irritabilité, tensions ou anxiété, dépression ou sentiments de tristesse, pleurs faciles, changements d'humeur, difficulté à se concentrer, retrait social, changements d'appétit, troubles du sommeil. Symptômes Physiques : Ballonnements, douleurs abdominales, sensibilité mammaire, maux de tête, fatigue, prise de poids due à la rétention d'eau, douleurs articulaires ou musculaires. La naturopathie apporte des réponses efficaces ! Une prise en charge holistique en naturopathie permettra de réduire ou de supprimer totalement les symptômes et de retrouver une vie normale tout au long du cycle sans prendre d'analgésique. Bien sûr, en naturopathie, il faut vouloir prendre en charge sa santé et mettre en place quelques changements dans son mode de vie. Alimentation anti-inflammatoire : Première clé pour gérer le SPM Une alimentation équilibrée et anti-inflammatoire  joue un rôle crucial dans la modulation des symptômes du SPM. Des fruits et légumes à tous les repas, c’est la base… Une alimentation pauvre en sucre raffiné et en caféine, riche en magnésium pour réduire l’inflammation et vitamine B6 pour soutenir la détoxication des oestrogènes et réguler l’humeur. L’incorporation d'aliments riches en oméga-3, tels que les poissons gras (hareng, maquereau, sardines), les graines de lin, et les noix, peut contribuer à réduire l'inflammation et les douleurs associées au SPM. L'iode, présent dans les algues et les fruits de mer, et le sélénium, trouvé dans les noix du Brésil, les œufs, et les champignons, soutiennent la fonction thyroïdienne, essentielle pour l'équilibre hormonal. Les céréales à indice glycémique (IG) bas, comme le quinoa, l'avoine, et les pâtes complètes, stabilisent les niveaux de sucre dans le sang, réduisant ainsi les fringales et les sautes d'humeur. Des exemples de repas bénéfiques pourraient inclure un petit-déjeuner à base d'avoine garnie de graines de lin et de noix, un déjeuner composé de poisson grillé avec quinoa et légumes verts, et des en-cas sains comme des noix du Brésil er du chocolat noir. Activité physique régulière : un paramètre à ne pas négliger L'exercice modéré mais régulier est un des leviers contre les symptômes du SPM. La pratique d'activités telles que la natation, le cyclisme, ou la marche rapide, 30 minutes par jour, favorise la libération d'endorphines, les hormones du bien-être, qui atténuent les douleurs et améliorent l'humeur. De plus, l'exercice contribue à réguler les hormones et à diminuer le stress, offrant ainsi une double action bénéfique contre le SPM. Gestion du Stress : une clé pour bien des maux dont le SPM La gestion du stress est indispensable pour atténuer les symptômes émotionnels du SPM. Des pratiques telles que la méditation, pleine conscience offrent un espace de calme et de centrage, essentiels dans la période prémenstruelle. Le yoga permettra à la fois de gérer le stress et d'avoir une activité physique. La micro-nutrition : Magnésium et vitamine B6 en cure sont incontournables pour booster les résultats. L'alimentation prendra le relai mais une cure annuelle ou bi-annuelle soutiendra l'équilibre. En cas de porosité intestinale, une supplémentation en glutamine et probiotiques peuvent faire partie des compléments alimentaires afin d'optimiser l'assimilation des nutriments et de supprimer la re-circulation des toxines dans l'organisme qui vont contribuer aux inflammations et donc à la douleur. La phytothérapie, ou l'usage thérapeutique des plantes, La phytothérapie offre une riche palette de solutions naturelles pour lutter contre les symptômes du Syndrome Prémenstruel. Grâce à leurs composés actifs, certaines plantes se révèlent particulièrement efficaces pour rééquilibrer les hormones, soulager les douleurs et améliorer l'humeur. Voici quelques-unes des plantes les plus recommandées et leurs bienfaits spécifiques : Gattilier (Vitex agnus-castus) : Le gattilier est souvent évoqué en première ligne dans la gestion naturelle du SPM. Cette plante agit directement sur l'équilibre hormonal, en particulier sur la régulation de la progestérone, offrant ainsi un soulagement des symptômes tels que les seins douloureux, les irrégularités menstruelles, et l'irritabilité. Une cure de quelques mois peut être nécessaire pour observer une amélioration significative. L'Alchemille (Alchemilla vulgaris) est reconnue pour ses effets bénéfiques sur le SPM. Elle contient des tanins, qui lui confèrent des actions anti-inflammatoires et astringentes, essentielles pour atténuer les crampes et l'inconfort abdominal. Ses flavonoïdes et ses saponines participent à la régulation hormonale, contribuant à l'équilibre des œstrogènes et à la réduction des symptômes émotionnels liés au SPM. Ainsi, l'Alchemille agit de manière ciblée sur les déséquilibres hormonaux et physiologiques. L'Achillée Millefeuille (Achillea millefolium) est une plante particulièrement appréciée pour ses effets bénéfiques sur la gestion des cycles menstruels. Riche en composés actifs tels que les lactones sesquiterpéniques, les flavonoïdes, et les tanins, elle offre des propriétés anti-inflammatoires, hémostatiques, et antispasmodiques. Ces caractéristiques font d'elle un choix privilégié pour soulager les douleurs menstruelles et réduire les saignements abondants. Son action sur la régulation du cycle menstruel en fait également un allié de taille dans le traitement des irrégularités menstruelles et des symptômes liés à la ménopause et à la préménopause. Onagre (Oenothera biennis) et Bourrache (Borago officinalis) : Riches en acides gras essentiels, notamment en GLA (acide gamma-linolénique), ces huiles sont prisées pour leur capacité à atténuer les symptômes du SPM, comme les douleurs mammaires, les gonflements et les fluctuations émotionnelles. Elles contribuent également à maintenir l'hydratation et l'élasticité de la peau. Millepertuis (Hypericum perforatum) : Connu pour ses propriétés antidépressives, le millepertuis peut être particulièrement utile pour les femmes expérimentant une baisse de moral ou une dépression légère associée au SPM. Il agit en favorisant l'équilibre des neurotransmetteurs, tels que la sérotonine, contribuant ainsi à améliorer l’humeur. Framboisier (Rubus idaeus): Les feuilles de framboisier, utilisées en tisane, sont réputées pour leur effet tonique sur l'utérus. Elles peuvent aider à soulager les crampes menstruelles et à réguler le cycle, rendant les périodes prémenstruelles moins pénibles De nombreuses autres plantes dont les  plantes adaptogènes peuvent elles aussi faire partie des solutions Le naturopathe choisira quelle plante ou bourgeon vous conseiller en fonction d’un bilan complet sur vos antécédents, vos traitements éventuels, vos contraintes, votre mode de vie… L'aromathérapie : efficacité et plaisir d'utilisation L'aromathérapie, l'art de soulager par les huiles essentielles extraites de plantes, représente une méthode complémentaire efficace pour la gestion des symptômes du SPM. Grâce à leurs propriétés thérapeutiques, certaines huiles essentielles peuvent offrir un soulagement significatif des troubles émotionnels et physiques associés au SPM. Huile essentielle de Lavande : Reconnue pour ses vertus apaisantes et relaxantes, l'huile de lavande peut être utilisée pour réduire l'anxiété, l'irritabilité et les troubles du sommeil. Quelques gouttes dans un diffuseur ou sur l'oreiller avant le coucher peuvent favoriser une sensation de calme et améliorer la qualité du sommeil. Huile essentielle de Sauge Sclarée : Particulièrement adaptée aux troubles hormonaux féminins, la sauge sclarée aide à équilibrer les hormones et peut soulager les crampes douloureuses. Utilisée en massage, diluée dans une huile végétale, sur le bas ventre, elle contribue à diminuer les tensions et les douleurs. Huile essentielle de Géranium Rosat : Cette huile est appréciée pour sa capacité à améliorer l'humeur et à soulager les symptômes du SPM, notamment la sensibilité émotionnelle et les gonflements. Elle peut être utilisée en diffusion ou en application locale (toujours diluée), pour ses effets équilibrants et tonifiants. Huile essentielle de Camomille Romaine : Avec ses propriétés anti-inflammatoires et calmantes, la camomille romaine est idéale pour atténuer les maux de tête et les douleurs musculaires liés au SPM. En application sur les zones douloureuses ou en inhalation, elle apporte détente et confort. Précautions d'usage : Il est important de se rappeler que les huiles essentielles sont très concentrées et doivent être utilisées avec précaution. Toujours les diluer dans une huile végétale avant l'application cutanée et consulter un professionnel avant utilisation, surtout en cas de grossesse ou de problèmes de santé spécifiques. La réflexologie et MTC (Médecine Traditionnelle Chinoise) : La réflexologie, est une méthode qui, en stimulant certaines zones du pied correspondant aux organes et systèmes du corps, aide à rétablir l'équilibre et à réduire la tension nerveuse, les douleurs et les symptômes. Conclusion Bien que la révocation du projet de loi sur les congés pour SPM soit une déception pour beaucoup, elle nous rappelle l'importance de prendre notre bien-être en main. En adoptant une alimentation équilibrée, en restant actives et en gérant efficacement notre stress, nous pouvons atténuer significativement les symptômes du SPM et améliorer notre qualité de vie. Quelques compléments alimentaires et plantes complètent la prise en charge pour aboutir sur d’excellents résultats. Les femmes ne sont plus obligées de subir chaque mois les douleurs et états émotionnels liés au SPM. N’attendez pas pour prendre votre santé et votre bien-être en main. Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

  • La QVCT : un levier stratégique pour une gestion humaine des ressources

    Dans un monde professionnel en constante évolution, où la course à la performance et à l'innovation est plus intense que jamais, les entreprises se voient confrontées à de nouveaux défis. L'un d'eux, et non des moindres, est la gestion de la qualité de vie au travail et des conditions de travail (QVCT). Cet aspect, autrefois relégué au second plan, commence aujourd'hui à être reconnu comme un pilier central de la stratégie des Ressources Humaines (RH). Mais comment les services RH peuvent-ils se saisir de cet outil pour transformer positivement le quotidien des collaborateurs, et par ricochet, la performance de l'entreprise ? L'importance de la QVCT dans le paysage professionnel actuel La QVCT englobe tous les éléments susceptibles d'influencer la perception du bien-être au travail par les employés : de l'aménagement des espaces de travail à la gestion des temps et des charges de travail, en passant par la prévention des risques psychosociaux. L'objectif ? Faire du lieu de travail un espace où il fait bon vivre, et non plus seulement un endroit où l'on vient accomplir ses tâches quotidiennes. Pourquoi est-ce crucial ? D'abord, parce que le bien-être des employés est directement corrélé à leur productivité. Des collaborateurs heureux sont plus engagés, moins absents, et globalement plus performants. Ensuite, parce que dans un marché du travail où la compétition pour attirer les talents est féroce, offrir un environnement de travail de qualité est un atout indéniable pour se démarquer. La QVCT : un outil stratégique pour les RH Les RH jouent un rôle clé dans l'implémentation de au sein des entreprises. Ils sont en première ligne pour identifier les besoins des employés, mettre en place des mesures adaptées et évaluer leur efficacité. Voici comment ils peuvent procéder pour faire de la QVCT un véritable levier stratégique. Écoute et diagnostic La première étape consiste à réaliser un diagnostic précis des conditions de travail actuelles et de leur impact sur les employés. Cela peut passer par des enquêtes, des entretiens, ou l'utilisation de plateformes digitales de feedback continu. L'objectif est de cerner les problématiques spécifiques à l'entreprise et aux différents profils de collaborateurs, détecter les risque psycho-sociaux, comprendre les différents profils des salariés pour une QVCT sur mesure. Chaque employé apporte son ensemble unique de besoins, d'attentes, et de défis personnels, influençant directement sa perception de la qualité de vie au travail. Cet éventail de diversité exige des RH une approche personnalisée et inclusive, capable de s'adapter aux spécificités de chacun. Voici une exploration des principaux profils de salariés et comment les RH peuvent les soutenir efficacement. Les jeunes diplômés Caractéristiques : Dynamiques, avides d'apprentissage et de développement professionnel, les jeunes diplômés recherchent souvent des opportunités de croissance rapide et de reconnaissance. Besoins QVCT : Intégration réussie, mentorat, formations continues, et équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Les salariés en milieu de carrière Caractéristiques : Avec une expérience significative, ces salariés cherchent à consolider leur carrière, à assumer plus de responsabilités ou à rechercher un meilleur équilibre travail-vie personnelle. Besoins QVCT : Opportunités de développement professionnel, reconnaissance des compétences, flexibilité des horaires, et soutien à la parentalité. Les salariés approchant de la retraite Caractéristiques : Forts d'une riche expérience, ils peuvent aspirer à transmettre leurs connaissances, tout en commençant à envisager la transition vers la retraite. Besoins QVCT : Programmes de transmission des savoirs, aménagements de fin de carrière, et soutien à la planification de la retraite. Les travailleurs à distance ou hybrides Caractéristiques : Ce mode de travail offre flexibilité et autonomie mais peut aussi conduire à l'isolement ou à des difficultés dans la séparation des sphères professionnelles et personnelles. Besoins QVCT : Outils de collaboration efficaces, événements de team-building, soutien à l'ergonomie du lieu de travail à domicile, et échanges directs réguliers par téléphone ou ne relevant pas du reporting ou du contrôle. Stratégies RH pour une QVCT inclusive Évaluation individualisée Développer des enquêtes et des entretiens réguliers pour identifier les besoins spécifiques de chaque profil, permettant d'ajuster les programmes de QVCT en conséquence. Programmes de développement personnel et professionnel : Offrir des parcours adaptés à chaque étape de la carrière, du mentorat pour les jeunes diplômés à des ateliers sur la préparation à la retraite pour les salariés plus âgés. Soutien spécifique : Pour les femmes allaitante, en période de ménopause, souffrant d’un SPM. Proposer des aménagements de travail flexibles et l'accès à des spécialistes en santé féminine, comme des naturopathes, pour les aider à gérer les symptômes et/ou la charge mentale. Renforcement de la cohésion d'équipe : Organiser des activités de team-building inclusives et des rencontres régulières pour maintenir le lien social, particulièrement important pour les travailleurs à distance. Politiques de flexibilité : Adapter les horaires et les lieux de travail aux besoins individuels, favorisant ainsi l'équilibre vie professionnelle/vie personnelle et augmentant la satisfaction au travail. Personnalisation des actions Sur la base du diagnostic, les RH doivent élaborer des programmes personnalisés. Ces derniers peuvent inclure des aménagements de l'espace et du temps de travail, des ateliers sur la gestion stress ou des émotions avec la sophrologie ou la réflexologie, des conférences sur l'alimentation saine, ou encore la mise à disposition de services de santé au travail, comme des consultations de naturopathie. Communication et participation La réussite d'une stratégie de QVCT repose sur une communication transparente et régulière avec les employés, ainsi que sur leur participation active. Il est essentiel de les impliquer dans le processus d'amélioration de leur qualité de vie au travail, en leur donnant la parole et en prenant en compte leurs retours. Suivi et évaluation Mettre en place des indicateurs de suivi (taux d'absentéisme, niveau de satisfaction au travail, performance...) permet aux RH d'évaluer l'impact des actions de QVCT et d'ajuster le tir si nécessaire. C'est un processus continu, qui demande une veille et une capacité d'adaptation constantes. La QVCT et le soutien aux femmes de plus de 40 Ans Particulièrement sensible à l'accompagnement des femmes de 40 ans et plus, je considère que la QVCT doit inclure des mesures spécifiques pour répondre à leurs besoins. En période de ménopause et préménopause, les femmes peuvent être confrontées à des défis uniques, impactant à la fois leur bien-être personnel et leur vie professionnelle. Les RH peuvent, par exemple, proposer des ateliers sur la gestion des symptômes liés à la ménopause, offrir des aménagements de travail flexibles, ou encore faciliter l'accès à des consultations spécialisées en naturopathie. Conclusion La QVCT est loin d'être un simple effet de mode ; elle représente une réelle opportunité pour les entreprises de cultiver un environnement de travail sain et stimulant. Reconnaître et répondre aux besoins uniques de chaque profil de salarié est essentiel pour développer une stratégie de QVCT réussie. Les RH ont un rôle crucial à jouer dans l'élaboration de politiques inclusives et personnalisées, qui non seulement améliorent la qualité de vie au travail mais contribuent également à la performance globale de l'entreprise. En investissant dans le bien-être de chaque employé, l'entreprise bâtit les fondations d'une culture du travail respectueuse, productive et durable. En tant que naturopathe spécialisée, j'encourage les RH à adopter une approche holistique et personnalisée. Faire de la QVCT une priorité, c'est investir dans le capital humain de l'entreprise, et par extension, dans son avenir. Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

  • Consommer des Omega 3 ? Mais pourquoi ?

    Parce qu’on ne les fabrique pas ! Les oméga-3 sont des acides gras essentiels, ce qui signifie que notre corps ne peut les produire par lui-même. Ils doivent donc être obtenus à travers notre alimentation. Ces nutriments jouent un rôle crucial dans le fonctionnement de notre organisme, notamment pour la santé cardiovasculaire, la régulation de l'inflammation, et le soutien de notre santé mentale. Intégrer suffisamment d'oméga-3 dans notre régime alimentaire n'est pas seulement une question de bien-être; c'est une stratégie essentielle pour maintenir efficacité et vitalité au quotidien. Omega 3 : alliés de la santé mentale et physique Les recherches montrent que les oméga-3 ont un impact significatif sur la réduction de l'inflammation, un facteur contribuant à de nombreuses maladies chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn, le psoriasis, la spondylarthrite ankylosante pour n’en citer que 4. Mais leur rôle ne s'arrête pas là... Omega 3, cerveau et système nerveux ils sont également cruciaux pour le cerveau, en jouant un rôle clé dans la neuroprotection, la plasticité neuronale, et même l'humeur. Ils agissent comme des lubrifiants pour les rouages de notre intellect, améliorant la mémoire, la concentration, et prévenant le déclin cognitif lié à l'âge. Imaginez les oméga-3 comme l'huile essentielle de votre moteur cérébral ; sans eux, nous risquons de nous retrouver avec un "cerveau qui grince", moins apte à gérer le stress et à rester concentré. Le rôle vital des Oméga-3 dans la protection du système nerveux et des gaines de myéline Les acides gras oméga-3, en particulier l'EPA (acide eicosapentaénoïque) et le DHA (acide docosahexaénoïque), jouent un rôle essentiel dans le maintien de la santé du système nerveux. Leur impact sur les gaines de myéline, qui entourent et protègent les fibres nerveuses, est particulièrement notable. Les gaines de myéline sont des structures essentielles pour la transmission rapide et efficace des signaux électriques le long des neurones. Elles agissent comme un isolant électrique, permettant aux signaux de se déplacer sans perte d'intensité ou de vitesse. Les oméga-3, grâce à leur présence dans les membranes cellulaires, influencent directement la composition et la fluidité de la myéline. Le DHA, en particulier, est un composant majeur des phospholipides dans les membranes cérébrales et joue un rôle critique dans le maintien de l'intégrité structurelle de ces membranes. Soutien à la Neuroprotection et Réparation Les oméga-3 ne se contentent pas de maintenir la structure de la myéline; ils participent également à la neuroprotection et à la réparation du système nerveux après des dommages. Leur action anti-inflammatoire aide à réduire les dommages causés par des réactions inflammatoires excessives dans le cerveau et le système nerveux. De plus, les oméga-3 favorisent la production de facteurs neurotrophiques, tels que le BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor), qui sont essentiels pour la croissance, le maintien et la régénération des neurones. Impact sur les troubles neurologiques L'importance des oméga-3 s'étend aux troubles neurologiques, où leur déficit est souvent lié à des pathologies telles que la sclérose en plaques (SEP), caractérisée par la démyélinisation des neurones. Des études suggèrent que l'augmentation de l'apport en oméga-3 peut contribuer à réduire la progression et l'impact de tels troubles, grâce à leur capacité à soutenir la réparation de la myéline et à moduler les réponses inflammatoires. Omega3, alliés des femmes en ménopause Dans le contexte de la ménopause, les oméga-3 s'avèrent être de précieux alliés. Ces acides gras essentiels jouent un rôle crucial dans l'atténuation des symptômes associés à la ménopause. Les oméga-3, grâce à leurs propriétés anti-inflammatoires, peuvent réduire l'intensité et la fréquence des bouffées de chaleur, offrant ainsi un soulagement notable. De plus, leur impact positif sur la santé mentale est un atout majeur pour contrer les humeurs fluctuantes et promouvoir un état d'esprit plus équilibré. En contribuant à la régulation de l'humeur et en soutenant la fonction cognitive, les oméga-3 aident les femmes à traverser cette période de transition avec plus de sérénité et de résilience. L'importance de l'équilibre Oméga-3/Oméga-6 Le rapport conseillé Historiquement, il est estimé que les humains consommaient des oméga-3 et des oméga-6 dans un rapport d'environ 1 à 4. Cependant, dans les régimes occidentaux contemporains, ce rapport peut s'élever jusqu'à 1 à 15 ou même plus en faveur des oméga-6. C'est ce déséquilibre en faveur des oméga-6 qui peut conduire à une inflammation chronique, un facteur de risque pour de nombreuses maladies chroniques, y compris les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l'obésité, et certaines formes de cancer. Comment atteindre l'équilibre Augmenter la consommation d'oméga-3 : Pour tirer pleinement parti des bienfaits des oméga-3 il est conseillé d'incorporer régulièrement dans son alimentation des sources riches en EPA et DHA. Les poissons gras comme, le maquereau, et les sardines sont d'excellentes sources. On évitera une consommation fréquente de saumon, gros poisson de fin de chaine, chargé en métaux lourds…. Les oeufs et volailles labellisés « Bleu blanc coeur » sont riches en Omega3 car la teneur en graines de lin de l’alimentation animale est garantie. Pour ceux qui préfèrent les sources végétales, les graines de chia, de lin, et les noix de Grenoble offrent une bonne quantité d'ALA (acide alpha-linolénique), qui peut être partiellement converti en EPA et DHA par le corps. Consommez des huiles BIO, première pression à froid de colza, cameline, lin, chanvre, noix, crues pour vos assaisonnement. Réduire les sources d'oméga-6 : Limiter la consommation d'huiles végétales riches en oméga-6 comme l'huile de tournesol, de maïs, de soja, et de pépins de raisin, ainsi que les aliments transformés qui les contiennent. Eviter tous les plats industriels. Attention aux fausses promesses des alicaments… Les produits enrichis en oméga-3 occupent une place de choix, dans les rayons de la grande distribution, vantant des avantages allant de la prévention des maladies cardiaques à l'amélioration de l'état mental et émotionnel. Si les oméga-3 sont indéniablement bénéfiques, la manière dont ils sont présentés dans ces produits peut parfois être trompeuse. Décrypter les Promesses de Santé Absorption et Efficacité : L'une des principales préoccupations concerne l'absorption et l'efficacité des oméga-3 lorsqu'ils sont consommés sous forme d'alicaments plutôt que naturellement dans les aliments ou comme compléments. La transformation et l'ajout d'oméga-3 à des aliments qui n'en contiennent pas naturellement peuvent affecter leur biodisponibilité et, par conséquent, leur efficacité. Quantités Réelles d'Oméga-3 : Souvent, la quantité d'oméga-3 présente dans ces alicaments est bien inférieure à celle recommandée pour obtenir des effets bénéfiques, conduisant les consommateurs à surestimer l'impact de ces produits sur leur santé. Qualité des Oméga-3 : La source et la qualité des oméga-3 ajoutés aux alicaments peuvent également varier, avec une différence notable entre les formes d'oméga-3 (EPA, DHA, ALA) et leur origine (marine, végétale), ce qui peut influencer leur effet sur la santé. Enfin, à la lecture de la composition de ces produits, vous constaterez que l’ingrédient principal est de l’eau… Conclusion Faisons simple. Des produits le plus brut possible, des huiles bio premières pression de colza, lin, noix, cameline pour les assaisonnement et de l’huile d’olive pour les cuisson. Des poissons gras, des graines et noix. Eviter l’huile de tournesol… Pas si compliqué pour contribuer au maintien de la santé physique, mentale et nerveuse de toute la famille ! Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

  • Les aliments anti-stress : Vos alliés pour rester efficiente en entreprise et plus zen à la maison !

    Ah, le stress ! Cet état indésirable qui s'invite souvent dans nos vies trépidantes. Mais saviez-vous que votre assiette peut être votre première alliée pour le combattre ? En tant que naturopathe spécialisée dans l'accompagnement des femmes de 40 ans et plus, je vous partage aujourd'hui des secrets nutritionnels pour rester zen et performante, même face aux défis du monde professionnel. Comprendre le lien entre alimentation et stress La façon dont nous alimentons notre corps a un impact direct sur notre capacité à gérer le stress. Une alimentation riche en nutriments, équilibrée et diversifiée peut aider à stabiliser notre humeur et à renforcer notre résilience face au stress, tandis que les aliments transformés et riches peuvent exacerber notre stress. Les aliments qui exacerbent le stress La caféine : Bien que populaire pour son coup de pouce énergétique, la caféine empêche l'élimination du cortisol, l'hormone du stress. Une consommation excessive peut mener à l'anxiété, des troubles du sommeil, et même des palpitations cardiaques, Les sucres et glucides raffinés : Les pâtisseries, les boissons sucrées, le pain blanc, les pizzas, peuvent provoquer des pics de sucre dans le sang. Ces fluctuations rapides peuvent non seulement causer de l'irritabilité, mais aussi des baisses d'énergie qui augmentent la sensation de stress, L'alcool : Bien qu'il puisse sembler relaxant à court terme, l'alcool peut perturber le sommeil et aggraver l'anxiété à long terme, contribuant ainsi au stress, Les aliments transformés et fast-food : Riches en graisses trans, sodium et conservateurs, ces aliments affectent l'humeur et l'énergie, conduisant à une augmentation du stress. Les aliments qui aident à gérer le stress Les aliments riches magnésium : les céréales complètes par exemple, Les aliments riches en Oméga-3 : Les petits poisons gras des mers froides, les huiles de colza, de lin, de cameline... et les noix sont riches en acides gras oméga-3, connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires et leur capacité à réduire les niveaux de cortisol. Les Omega-3 sont aussi un constituant des gaines de myéline qui protège nos neurones, Les fruits et légumes : les fruits comme les baies et les légumes comme les épinards sont riches en antioxydants et phytonutriments, aidant à réduire l'inflammation et à améliorer la réponse au stress, Les vitamines B : Les aliments comme les grains entiers, les avocats, et les légumes à feuilles vertes sont riches en vitamines B, essentielles pour la santé nerveuse et peuvent aider à réguler le stress, Le thé, surtout le thé vert, contient de la théanine, un acide aminé qui favorise la relaxation et aide à réduire le stress. Le rôle du cortisol Le cortisol, souvent surnommé "l'hormone du stress", est sécrété par les glandes surrénales en réponse au stress. Il a des fonctions importantes telles que la régulation du métabolisme, la réduction des inflammations, et l'aide à la réaction du corps face à une situation stressante. Cependant, des niveaux élevés de cortisol sur une longue période peuvent avoir des effets négatifs, tels que l'augmentation du poids, le diabète, l'hypertension artérielle, et une diminution de l'efficacité du système immunitaire. L'impact de l'alimentation sur le cortisol Certains aliments peuvent influencer la production de cortisol. Par exemple, les aliments riches en sucre et en graisses trans peuvent augmenter les niveaux de cortisol, tandis que ceux riches en oméga-3 et en antioxydants peuvent aider à le réduire. Le cycle stress-alimentation Le stress peut influencer nos choix alimentaires, souvent vers des options moins saines, qui à leur tour peuvent augmenter le stress. C'est un cycle vicieux : le stress augmente le désir d'aliments "doudou" riches en sucre et en gras, ce qui augmente les niveaux de cortisol, aggravant ainsi le stress. En plus du cortisol, d'autres hormones sont impliquées comme l'insuline et les hormones liées à l'appétit, comme la ghréline et la leptine. Elles jouent un rôle dans la façon dont notre corps réagit au stress. Par exemple, le stress peut déséquilibrer les niveaux de ces hormones, conduisant à une fringale ou à une satiété qui n'est plus ressentie. En résumé, une alimentation équilibrée et saine est un pilier fondamental pour gérer efficacement le stress. Elle aide à maintenir l'équilibre hormonal, en particulier les niveaux de cortisol, contribuant ainsi à une meilleure gestion du stress et à une santé globale améliorée. Les supers aliments anti-stress Graines de Chia : Riches en oméga-3, ces petites graines améliorent la santé cérébrale, réduisant l'inflammation et favorisant la santé cognitive, Épinards : Bourrés de magnésium, les épinards aident à réguler les niveaux de cortisol, l'hormone du stress, Amandes : Source de vitamines B2 (riboflavine) et E, riches en tryptophane, les amandes soutiennent le système immunitaire sous stress, Les petits poissons gras des mers froides : Les sardines, le maquereau, le hareng sont riche en acides gras oméga-3 qui réduisent l'inflammation et favorisent la relaxation. On évitera de consommer trop souvent du saumon qui est chargé en métaux lourds, Avocats : Ces fruits sont riches en vitamines B et en acide folique, qui sont essentiels pour maintenir un système nerveux sain et pour aider à modérer la réaction au stress, Myrtilles : Les antioxydants et la vitamine C des myrtilles aident à combattre le stress et à renforcer la réponse immunitaire, Chocolat noir : Le cacao augmente les niveaux de sérotonine et contient des flavonoïdes qui ont des effets bénéfiques sur le cerveau, Thé vert : Riche en théanine, un acide aminé qui favorise la relaxation et la concentration. A prendre à distance des repas, Graines de citrouille : Elles contiennent du potassium, qui aide à gérer la tension artérielle élevée, un symptôme courant du stress, Les aliments fermentés : Les probiotiques présents dans la choucroute, les pickles, le kombucha, les kéfirs de fruits ont aussi un effet positif sur la santé du cerveau et la réduction de l'anxiété. Le ventre, deuxième cerveau ! Petit déjeuner comme un roi, déjeuner comme un prince et diner comme un pauvre Sans aller jusque là, il est préférable d’éviter les protéines animales le soir, surtout la viande et de diner léger. Mon conseil : Prendre une collation vers 17h30 avec par exemple une banane, quelque amandes et un carré de chocolat noir (minimum 70% de cacao). Cela vous évitera une fringale avant le diner, réduira votre appétit pour le soir et vous apportera du tryptophane, précurseur de la mélatonine pour passer une bonne nuit. Compléments et alternatives naturelles De nombreux compléments alimentaires comme le magnésium (et par n’importe lequel !), la vitamine B6, la valériane, l’escholtzia, les plantes adaptogènes… pourront vous aider à réduire plus rapidement votre stress. Il faudra bien sûr être conseillé. Les plantes contiennent des substances actives pouvant être contre indiquées en fonction de vos antécédents médicaux, vos traitements en cours… Conclusion Adopter une alimentation anti-stress est un pas vers une meilleure qualité de vie, surtout dans un environnement privé et professionnel exigeant. En tant que naturopathe spécialisée, je suis là pour vous accompagner dans cette démarche, que ce soit en consultation individuelle ou en atelier en entreprise. N'oubliez pas : le stress contrarie vos performances, vos relations humaines, impacte directement votre qualité de vie et votre santé ! Intéressée par des conseils personnalisés pour gérer votre stress et vivre mieux au quotidien ? Prenez RDV pour une consultation en Visio dédiée à votre bien-être ! Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

  • La thyroïde, cette petite glande dont il faut prendre soin surtout après 45 ans

    En franchissant le cap des 45 ans, les femmes entrent dans une période charnière de leur vie où le bien-être physique et mental devient une priorité encore plus grande. Parmi les nombreux aspects de la santé à surveiller, la thyroïde occupe une place de choix. Ce petit organe en forme de papillon, niché à la base de notre cou, régule une multitude de fonctions vitales, y compris le métabolisme, l'énergie, et la température corporelle. Alors, pourquoi est-il crucial de prendre soin de sa thyroïde après 45 ans, et comment cela peut-il vous aider à rester performante, tant dans votre vie personnelle que professionnelle ? Plongeons ensemble dans cet univers fascinant, avec une pincée d'humour, car après tout, le rire est aussi un excellent remède ! Le rôle central de la thyroïde Imaginez la thyroïde comme le chef d'orchestre de votre corps, dirigeant les musiciens pour qu'ils jouent en harmonie. Si le chef d'orchestre perd le contrôle, la symphonie corporelle peut rapidement devenir chaotique. En période de préménopause et de ménopause, les fluctuations hormonales peuvent affecter la thyroïde, entraînant des déséquilibres qui se manifestent par de la fatigue, des troubles du sommeil, une prise ou perte de poids inexpliquée, et même des sautes d'humeur. Qui aurait cru qu'un si petit organe pourrait avoir un impact si grand ? Pourquoi après 45 ans ? Après 45 ans, le corps féminin subit des transformations significatives. La préménopause et la ménopause marquent une transition où le fonctionnement hormonal est en pleine évolution. C’est la diminution de la production de progestérone et d’oestrogènes qui peut ralentir la fonction thyroïdienne. Parfois, c’est une fatigue surrénalienne qui est à l’origine de l’hypothyroïdie. C’est tout le système endocrinien qui peut être perturbé. Des signes existent. Prenons l'exemple de Marie, 48 ans, qui se demandait pourquoi, malgré une alimentation équilibrée et une activité physique régulière, se sentait constamment épuisée et avait du mal à maintenir son poids. Quelques questions ont suffi pour soupçonner  une insuffisance thyroïdienne. Un bilan thyroïdien réalisé sur prescription médicale a confirmé que sa thyroïde fonctionnait au ralenti. Les signes à prendre en compte et à recouper pour une hypothyroïdie Notez entre 0 et 3 chacun de ces symptômes selon leur intensité. Si votre score est entre 25 et 50, vous débutez probablement une hypothyroïdie. Si votre score est au-delà de 50, l’insuffisance thyroïdienne est probable. Dans les 2 cas, explorez avec votre médecin. Comment prendre soin de sa thyroïde ? Surveillance en cas de doute : Cela permet de détecter tout dysfonctionnement précoce et d'agir en conséquence. Discutez en avec votre médecin qui vous prescrira dans un premier temps une prise de sang des hormones T3 et T4. Alimentation équilibrée : Favorisez une alimentation riche en sélénium (noix du Brésil, poissons, œufs), en iode (algues, produits laitiers, poissons) et en zinc (viande, fruits de mer, légumineuses), essentiels au bon fonctionnement thyroïdien. Gestion du stress : Le stress est l'ennemi juré de la thyroïde. Le lien indissociable entre stress et thyroïde Dans notre société où le rythme de vie s'accélère sans cesse, le stress est devenu notre compagnon quotidien, parfois même sans que nous en prenions conscience. Or, ce compagnon indésirable tient un rôle majeur dans le fonctionnement de notre thyroïde, cet organe essentiel souvent sous-estimé. Comprendre le lien entre stress et thyroïde est crucial, surtout après 45 ans, pour adopter une approche proactive en matière de bien-être. Faisons donc un peu de lumière sur ce duo dynamique, avec une touche d'humour, car après tout, si on ne peut éviter le stress, autant apprendre à en sourire ! Quand le stress tire les ficelles Imaginez votre thyroïde comme un artiste de cirque, jonglant avec les hormones pour maintenir l'équilibre de votre organisme. Le stress, lui, est comme ce spectateur un peu trop enthousiaste qui crie et perturbe la concentration de l'artiste. Sous l'effet du stress, le corps produit en excès des hormones comme le cortisol, connu comme l'hormone du stress. Ce surplus peut déséquilibrer le délicat équilibre hormonal et influencer négativement le fonctionnement de la thyroïde. En d'autres termes, plus il y a de stress, plus la thyroïde a du mal à suivre la cadence, ce qui peut conduire à des dysfonctionnements. Un cercle vicieux Le lien entre stress et thyroïde s'apparente à un cercle vicieux : le stress peut provoquer des troubles thyroïdiens, et ces troubles peuvent, à leur tour, exacerber le stress et l'anxiété. C'est un peu comme être coincé dans un embouteillage alors que vous êtes déjà en retard : la situation ne fait qu'empirer votre état de stress. Dans le contexte de la thyroïde, cela peut se traduire par une hypothyroïdie (thyroïde paresseuse) ou une hyperthyroïdie (thyroïde hyperactive), chacune avec son lot de symptômes peu plaisants. Stratégies pour déjouer le stress Pour briser ce cercle vicieux et protéger votre thyroïde, l'adoption de stratégies de gestion du stress s'avère indispensable. Voici quelques pistes : Méditation et pleine conscience : Ces pratiques aident à recentrer votre attention sur le moment présent, réduisant ainsi le niveau de stress perçu Activité physique régulière : L'exercice libère des endorphines, les hormones du bien-être, qui agissent comme un antidote naturel au stress. Alimentation équilibrée : Certains aliments peuvent aider à réguler le stress et soutenir le fonctionnement thyroïdien, comme les aliments riches en oméga-3, en magnésium et en antioxydants. Rire : Jamais sous-estimer le pouvoir du rire ! En plus d'être un excellent exercice cardiovasculaire, le rire réduit la production de cortisol Soutien de professionnels du bien être  :  Réflexologie plantaire, sophrologie, acupuncture, massages… Testez ce qui est le plus efficace pour vous et soyez régulières dans vos séances. Parfois, le stress peut devenir trop envahissant pour être géré sans le soutien d’un professionnel de la santé mentale qui vous permettre effectuer un travail en profondeur. Consultations spécialisées : Un naturopathe peut vous accompagner avec des approches holistiques personnalisées, pour soutenir votre thyroïde et votre bien-être général. En conclusion Prendre soin de sa thyroïde après 45 ans, C’est investir dans votre santé pour rester performante, énergique, et sereine pendant les années de transition que sont la préménopause et la ménopause et éviter de prendre des traitements à vie ! Souvenez-vous, votre thyroïde, cette petite glande endocrinienne, a une influence capitale sur votre bien-être. Alors soyez prêtes à prendre soin de cette précieuse alliée ! Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

  • Briser le silence : Le Syndrome Génito-Urinaire de la Ménopause et préménopause » (SGUM)

    En tant que naturopathe spécialisée, je rencontre parfois des femmes qui, pendant leur période de préménopause ou de ménopause, font face à un sujet souvent méconnu et tabou : le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM). Ce trouble, bien qu'affectant un nombre non négligeable de femmes, reste peu discuté, laissant nombre d'entre elles dans l'incertitude et le désarroi. Aujourd'hui, je souhaite lever le voile sur ce syndrome, en mettant en lumière ses symptômes, ses impacts sur la qualité de vie, et les approches pour y faire face. Comprendre le Syndrome Génito-Urinaire de la ménopause - SGUM Définition et symptômes Le syndrome génito-urinaire se caractérise par une série de symptômes affectant les organes génitaux et urinaires. Ces symptômes incluent la sécheresse vaginale, les douleurs lors des rapports sexuels, l'augmentation de la fréquence des infections urinaires, et des sensations de brûlure ou d'irritation​​. Causes et prévalence Avec l'âge, la production d'œstrogènes diminue, entraînant des changements dans les tissus vaginaux et urinaires car c’est l’oestrogène qui permet d’épaissir et donc de protéger les muqueuses. L'oestrogène permet la production de collagène pour la souplesse de la muqueuse, la production de sécrétions vaginale et la tonicité du périnée. Les études estiment que 10 à 50% des femmes ménopausées sont touchées par le SGUM. L’étude Women Health Initiative retient le chiffre de 27% des femmes. La Société Nord Américaine de la ménopause (NAMS) retient en 2020 le chiffre de 84% de femmes en post-ménopause. Les données sont très difficiles à collecter compte tenu du silence des femmes sur le sujet. Impact sur la Qualité de Vie Conséquences Psychologiques et Physiques Le silence autour de ce sujet peut mener à un sentiment d'isolement, d'anxiété, et impacter fortement l'estime de soi. Physiquement, l’amincissement des muqueuses provoque douleurs et inconfort, peut perturber le sommeil et réduire la qualité de vie au quotidien. Le SGUM est aussi un invité indésirable dans la chambre à coucher. L’inconfort et la douleur inhibent le plaisir sexuel, impactent par effet de cascade la libido, les rapports s’espacent, la relation du couple peut s’en trouver affecter. Il est indispensable de discuter avec son partenaire et surtout d’agir pour ne pas rester dans une situation qui dégrade la vie quotidienne, la vie de couple et par conséquent la sphère psychologique. Importance de l'accompagnement Briser le tabou est essentiel pour que les femmes se sentent à l'aise de parler de leurs symptômes et chercher de l’aide. Il est d’autant plus indispensable d’en parler à un professionnel de santé que les anomalies d’atrophie deviennent irréversibles alors que l’évolution du SGUM peut être évitée s’il est « traité » suffisamment tôt. En effet, les hormones locales ont aujourd’hui prouvé leur efficacité et peuvent être prescrites par le médecin ou le gynécologue même auprès des femmes ayant des antécédents de cancer hormonaux dépendants compte tenu du faible passage dans le sang. Le médecin peut également prescrire des ovules de DHEA, et en dernier recours des séances de laser. Avant d’en arriver là, d’autres solutions sont possibles si elles sont mises en place en amont. Approches naturelles pour gérer le syndrome : Il est possible d'adopter de bonnes pratiques pour réduire lez risques d'apparition du SGUM Le tabac est reconnu comme délétère pour la santé de la sphère vulvo vaginale. Il accélère le syndrome, Une hygiène intime trop fréquente favorise assèchement et irritation, Les douches intra vaginales sont à proscrire (tout au long de la vie d'ailleurs), Les savons irritants ne doivent pas être utilisés. Préférer les gels intimes dédiés. Une vie sexuelle active augmente la vascularisation du vagin et sa lubrification. Mais il faut prendre en compte qu'après la ménopause, "les préliminaires doivent durer un peu plus longtemps". La lubrification naturelle n'apparait qu'après 20 minutes. Il faut donc éviter la pénétration avant, Une alimentation équilibrée, riche en phytoestrogènes naturels, peut aider à réguler les déséquilibres hormonaux (sauf en cas d’antécédents de cancer hormonaux dépendants). Les aliments comme le soja frais ou fermenté, les graines de lin, et certaines légumineuses sont recommandés​​. Eviter l’alcool et une alimentation trop acide pour un confort urinaire. L’activité physique, la gestion du stress, bien entendu, font partie des facteurs qui diminue les risques d'apparition et d'évolution du SGUM. Les femmes n’ayant pas d’antécédents de cancer hormonaux dépendant pourront profiter des bienfaits de plantes oestrogène-like comme la sauge, le trèfle rouge, le houblon, le lin… sous forme de tisane, gélule, liquide. Des macérais de bourgeon, des plantes adaptogènes pourront aussi être proposées. Les femmes ayant des antécédents de cancer hormonaux dépendants se verront proposer d'autres plantes qui pourront les aider au niveau du confort de la sphère génito urinaire et de la libido. Toutes peuvent utiliser des gels lubrifiants naturels à base d’aloe vera par exemple. Conclusion : Le Syndrome Génito-Urinaire, bien que tabou, est une réalité pour de nombreuses femmes en période de ménopause et de préménopause. Le principal problème est la non prise de conscience de l'apparition du SGUM chez la femme ménopausée qui peut penser que les symptômes font partie du processus "normal" de la ménopause. En tant que naturopathe spécialisée, mon objectif est de fournir un espace sécurisé et bienveillant pour aborder ces sujets délicats, offrant des solutions naturelles et un soutien adapté. Si vous vous reconnaissez dans ces lignes ou connaissez quelqu'un qui pourrait bénéficier de cet accompagnement, n'hésitez pas à me contacter pour une consultation personnalisée en Visio. N'oublions pas : la santé génito-urinaire est un aspect crucial de notre bien-être global et mérite d'être abordée avec soin et attention. Anne-Sophie Dolhem - naturopathe à Buis-Les-Baronnies, Drôme Naturopathie | Réflexologie énergétique chinoise | Sophrologie

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