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  • Photo du rédacteurAnne-Sophie Dolhem

Briser le silence : Le Syndrome Génito-Urinaire de la Ménopause et préménopause » (SGUM)

Dernière mise à jour : 19 mai

En tant que naturopathe spécialisée, je rencontre parfois des femmes qui, pendant leur période de préménopause ou de ménopause, font face à un sujet souvent méconnu et tabou : le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM).


Ce trouble, bien qu'affectant un nombre non négligeable de femmes, reste peu discuté, laissant nombre d'entre elles dans l'incertitude et le désarroi.


Aujourd'hui, je souhaite lever le voile sur ce syndrome, en mettant en lumière ses symptômes, ses impacts sur la qualité de vie, et les approches pour y faire face.



Rompre l'isolement, discuter, échanger

Comprendre le Syndrome Génito-Urinaire de la ménopause - SGUM


Définition et symptômes 


Le syndrome génito-urinaire se caractérise par une série de symptômes affectant les organes génitaux et urinaires. Ces symptômes incluent la sécheresse vaginale, les douleurs lors des rapports sexuels, l'augmentation de la fréquence des infections urinaires, et des sensations de brûlure ou d'irritation​​.


Causes et prévalence 


Avec l'âge, la production d'œstrogènes diminue, entraînant des changements dans les tissus vaginaux et urinaires car c’est l’oestrogène qui permet d’épaissir et donc de protéger les muqueuses.


L'oestrogène permet la production de collagène pour la souplesse de la muqueuse, la production de sécrétions vaginale et la tonicité du périnée.


Les études estiment que 10 à 50% des femmes ménopausées sont touchées par le SGUM. L’étude Women Health Initiative retient le chiffre de 27% des femmes. La Société Nord Américaine de la ménopause (NAMS) retient en 2020 le chiffre de 84% de femmes en post-ménopause. Les données sont très difficiles à collecter compte tenu du silence des femmes sur le sujet.


Impact sur la Qualité de Vie


Conséquences Psychologiques et Physiques 


Le silence autour de ce sujet peut mener à un sentiment d'isolement, d'anxiété, et impacter fortement l'estime de soi.


Physiquement, l’amincissement des muqueuses provoque douleurs et inconfort, peut perturber le sommeil et réduire la qualité de vie au quotidien.


Le SGUM est aussi un invité indésirable dans la chambre à coucher. L’inconfort et la douleur inhibent le plaisir sexuel, impactent par effet de cascade la libido, les rapports s’espacent, la relation du couple peut s’en trouver affecter.


Il est indispensable de discuter avec son partenaire et surtout d’agir pour ne pas rester dans une situation qui dégrade la vie quotidienne, la vie de couple et par conséquent la sphère psychologique.


Importance de l'accompagnement 


Briser le tabou est essentiel pour que les femmes se sentent à l'aise de parler de leurs symptômes et chercher de l’aide. Il est d’autant plus indispensable d’en parler à un professionnel de santé que les anomalies d’atrophie deviennent irréversibles alors que l’évolution du SGUM peut être évitée s’il est « traité » suffisamment tôt.


En effet, les hormones locales ont aujourd’hui prouvé leur efficacité et peuvent être prescrites par le médecin ou le gynécologue même auprès des femmes ayant des antécédents de cancer hormonaux dépendants compte tenu du faible passage dans le sang.


Le médecin peut également prescrire des ovules de DHEA, et en dernier recours des séances de laser. Avant d’en arriver là, d’autres solutions sont possibles si elles sont mises en place en amont.



Approches naturelles pour gérer le syndrome :


Il est possible d'adopter de bonnes pratiques pour réduire lez risques d'apparition du SGUM


  • Le tabac est reconnu comme délétère pour la santé de la sphère vulvo vaginale. Il accélère le syndrome,

  • Une hygiène intime trop fréquente favorise assèchement et irritation,

  • Les douches intra vaginales sont à proscrire (tout au long de la vie d'ailleurs),

  • Les savons irritants ne doivent pas être utilisés. Préférer les gels intimes dédiés.

  • Une vie sexuelle active augmente la vascularisation du vagin et sa lubrification. Mais il faut prendre en compte qu'après la ménopause, "les préliminaires doivent durer un peu plus longtemps". La lubrification naturelle n'apparait qu'après 20 minutes. Il faut donc éviter la pénétration avant,

  • Une alimentation équilibrée, riche en phytoestrogènes naturels, peut aider à réguler les déséquilibres hormonaux (sauf en cas d’antécédents de cancer hormonaux dépendants). Les aliments comme le soja frais ou fermenté, les graines de lin, et certaines légumineuses sont recommandés​​. Eviter l’alcool et une alimentation trop acide pour un confort urinaire.

  • L’activité physique, la gestion du stress, bien entendu, font partie des facteurs qui diminue les risques d'apparition et d'évolution du SGUM.

  • Les femmes n’ayant pas d’antécédents de cancer hormonaux dépendant pourront profiter des bienfaits de plantes oestrogène-like comme la sauge, le trèfle rouge, le houblon, le lin… sous forme de tisane, gélule, liquide. Des macérais de bourgeon, des plantes adaptogènes pourront aussi être proposées.

  • Les femmes ayant des antécédents de cancer hormonaux dépendants se verront proposer d'autres plantes qui pourront les aider au niveau du confort de la sphère génito urinaire et de la libido.

  • Toutes peuvent utiliser des gels lubrifiants naturels à base d’aloe vera par exemple.


Une vie sexuelle épanouie après la ménopause

Conclusion :


Le Syndrome Génito-Urinaire, bien que tabou, est une réalité pour de nombreuses femmes en période de ménopause et de préménopause.


Le principal problème est la non prise de conscience de l'apparition du SGUM chez la femme ménopausée qui peut penser que les symptômes font partie du processus "normal" de la ménopause.


En tant que naturopathe spécialisée, mon objectif est de fournir un espace sécurisé et bienveillant pour aborder ces sujets délicats, offrant des solutions naturelles et un soutien adapté.


Si vous vous reconnaissez dans ces lignes ou connaissez quelqu'un qui pourrait bénéficier de cet accompagnement, n'hésitez pas à me contacter pour une consultation personnalisée en Visio.


N'oublions pas : la santé génito-urinaire est un aspect crucial de notre bien-être global et mérite d'être abordée avec soin et attention.




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